Au pointage de 20h00 mercredi, Franck Cammas et l'équipage de Groupama 3 comptaient 335,7 milles de retard sur le temps intermédiaire d'Orange 2, détenteur du record du tour du monde. Au cours des dernières vingt-quatre heures, le trimaran géant s'est retrouvé confronté à une masse de grains orageux au large des côtes brésiliennes. Du coup, l'anticipation de la trajectoire est rendue difficile. Stan Honey, le navigateur, doit sans cesse adapter la route de Groupama 3 pour retrouver les alizés, qui sont situés au nord du 22e parallèle. Il est aidé par Sylvain Mondon, le routeur à terre.
Franck Cammas et ses hommes enchaînent les virements de bord pour optimiser la route. Groupama 3 est toutefois très à l'aise dans ces conditions et peut aligner dix-huit noeuds de vitesse avec seulement douze noeuds de vent au près. La situation est d'autant plus dure que les bulletins météo n'avaient pas prévu le coup de vent (plus de 40 noeuds) qui a touché la zone de navigation.

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...