Bye Bye Vera Zvonareva l'émotive. Deux mois après sa finale à Wimbledon, la Russe de 25 ans confirme qu'elle maîtrise désormais parfaitement la dimension psychologique des grands rendez-vous. La joueuse autrefois handicapée par sa concentration variable a parfaitement maîtrisé l'agitation qui embrumait son esprit, comme le vent qui a soufflé en rafales sur le Court Arthur-Ashe, pour venir à bout de l'Estonienne Kaia Kanepi mercredi en quarts de finale de l'US Open (6-3, 7-5). Au cours des 112 minutes de jeu, la numéro 8 mondiale n'a aligné que dix points gagnants mais elle surtout usé la patience de son adversaire, qui a distribué un total de 60 fautes directes (pour seulement 18 points gagnants).
Zvonareva : «On a fait ce qu'on a pu mais il y a parfois eu des échanges ridicules.»
Nerveuse, déstabilisée par le vent, trop limitée tactiquement Kaia Kanepi n'a jamais pu profiter de son avantage en puissance pour s'imposer dans l'échange. La différence de style a été flagrante sur certains coups comme ce lob lifté de Vera Zvonareva dans le dernier jeu de la rencontre qui a rebondi juste devant la ligne de fond ou les montées au filet de la Russe, parfois à contre-temps mais toujours tranchantes (6 points sur 7 approches). Après une première manche conclue en 41 minutes, l'Estonienne a certes mieux résisté dans le 2e set, rendant coup pour coup (4 breaks d'affilée entre les deux joueuses), débreakant à 4-2. Mais la grande joueuse (1,81 m) a finalement lâché le match, son troisième quart de finale en Grand Chelem, sur deux fautes directes. «On a fait ce qu'on a pu mais il y a parfois eu des échanges ridicules, a commenté la demi-finaliste avant sa sortie du court. Dans ces conditions, il fallait arriver à trouver l'équilibre entre être agressive et être patiente, c'est ce que j'ai réussi à faire.» - A. T.-C.