[an error occurred while processing this directive]
Paul-Henri Mathieu se faisait une fête de découvrir le court Arthur-Ashe pour la première fois de sa carrière et d'affronter Roger Federer. Après 1h39' dans la tempête de vent, il ressort avec une défaite (6-4, 6-3, 6-3) et surtout un sentiment de frustration. « Je n'ai pas eu l'impression de disputer un match de tennis en raison des conditions de jeu. C'était tout sauf un match de tennis, constate le Strasbourgeois, dépité. Je n'ai pris aucun plaisir à jouer au tennis. On ne peut pas prendre de plaisir dans ces conditions-là . Je n'ai jamais joué avec autant de vent. Le vent tourbillonne. C'est dommage.»
Avec son talent et ses armes techniques, le Suisse a pu dérouler. L'un a joué avec le vent. L'autre a joué contre le vent. En s'appuyant sur son service (61%, 13 aces), le quintuple vainqueur de l'épreuve s'est mis à l'abri. A 4-3, il sauve une première balle de break sur un service gagnant. Puis Paul-Henri Mathieu attend le dernier jeu pour s'offrir trois nouvelles occasions. Roger Federer enchaîne alors cinq points consécutifs...Tranquillement mais sûrement... L'un a joué avec le vent, l'autre a joué contre le vent... « C'est difficile de faire l'analyse du match, il n'y a rien à dire. C'était plus un combat contre soi-même, essayer de rester dedans, de bouger les jambes, explique PHM. Mais on ne peut pas se dire d'être relâché ou qu'il faut jouer là ou là parce que cela ne dépendait pas de nous. »
«Je trouve qu'il a extrêmement bien servi. J'avais l'impression qu'il n'y avait pas de vent pour lui au service.» Paul-Henri Mathieu
Malgré la tempête, le numéro 2 mondial a toujours contrôlé la situation et il s'est vite adapté aux conditions pour enregistrer 31 points gagnants (22 fautes directes). «Après quatre jeux, je savais ce que je pourrais faire et ce que je ne pourrais pas faire», explique Roger Federer dont la capacité d'adaptation n'est plus à démontrer... Et le Suisse comprend le sentiment du Français : «Le vent était vraiment très fort. Les conditions étaient particulièrement difficiles, surtout si quand vous êtes mené au score. (...) C'est dur de rester positif quand vous êtes derrière au score et qu'il y a du vent.» Et le Tricolore lui retourne le compliment en se montrant admiratif de sa qualité de service : « Je trouve qu'il a extrêmement bien servi. J'avais l'impression qu'il n'y avait pas de vent pour lui au service (sourires). Il m'a impressionné au service. » Des tribunes, c'est la même impression. Le vent tourne avec Roger Federer... Et cela fait des années que ses adversaires repartent avec ce sentiment. - Sophie DORGAN, à New-York