«Gilles Simon, où en êtes-vous de vos problèmes de genoux ?
Ca va. C'est la surface où mon jeu s'exprime le mieux, mais cela me détruit un peu les genoux. Je vais avoir deux tournois sur terre. Puis j'espère faire une tournée aux Etats-Unis sans douleurs. Ce serait la meilleure chose pour moi. Cette tournée va être très importante pour moi. Le niveau de jeu revient bien, je vais pouvoir y aller à fond physiquement. Ce sera vraiment le dernier test pour mon genou et enchaîner un ATP 500 avec Washington, deux Masters 1000 et un Grand Chelem. Si j'ai pu jouer libéré et sans douleurs pendant un mois et demi, cela peut être très bien pour moi. En attendant, je ne sais jamais, je n'ai donc pas envie de trop me projeter.
Sur une échelle de 10, où situez-vous votre forme ?
Ma forme est très bonne. Mon niveau de jeu, c'est autre chose. Il y a ce que j'arrive à faire à l'entraînement et ce que j'arrive à faire en match. Je joue très bien, mais je vois qu'il y a encore des moments où c'est moins bon sur un ou deux jeux. Sur certains petits passages, je me crispe un peu. Mais à l'entraînement, je suis très en forme. Sur cette surface, je me sens capable de battre de très bons joueurs, mais il faut essayer de rejouer, gagner des matches, prendre de la confiance pour arriver à le faire le plus souvent en match. Il faut que cela devienne automatique et ne pas avoir à faire d'efforts dans la tête à chaque fois.
«Il y a toujours des joueurs plus en forme que d'autres en fonction de la sélection. C'est tout simplement celui qui est le plus en forme qui doit y aller.»
Pour disputer la demi-finale de Coupe Davis, la concurrence va être rude ?
Je ne le vois pas comme ça. Il y a toujours des joueurs plus en forme que d'autres en fonction de la sélection. C'est tout simplement celui qui est le plus en forme qui doit y aller. J'ai toujours été surpris d'entendre que certains veulent absolument jouer en Coupe Davis. Moi, je veux absolument jouer si je pense vraiment que je suis le mieux placé pour apporter le point. Si je ne suis pas le mieux placé, je laisse ma place volontiers. A l'arrivée, si on a beaucoup de joueurs très en forme, cela ne peut être qu'une bonne nouvelle.
Quelle surface voyez-vous pour affronter l'Argentine ?
Personnellement, je vois plus un dur en salle un peu rapide car je pense que Del Potro ne sera pas remis. Même si Nalbandian est dangereux là -dessus, Chela, Schwank et le réservoir argentin me paraissent plus forts sur terre et sur des surfaces où ils ont du temps.» - Recueilli par S.D., à Clermont-Ferrand