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Le 10/07/2010 à 21:23 | Mis à jour le 10/07/2010 à 21:58
 

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Llodra : «Plus constant dans l'effort»

Impérial en simple et en double, Michaël Llodra s'est comporté en patron et a démontré une nouvelle constance dans l'effort. Plus serein et plus confiant, il exploite à fond son potentiel.
Après son succès en simple, Michaël Llodra gagne en double, avec Julien Benneteau.(EQ)
Après son succès en simple, Michaël Llodra gagne en double, avec Julien Benneteau.(EQ)

«Michaël Llodra, que ressentez-vous après ce nouveau succès ?
C'est fabuleux parce que cela nous délivre et qu'on bat l'Espagne. J'ai vécu des moments forts en double avec des victoires en Grand Chelem. C'est vrai que c'est très, très grand parce qu'on savait très bien que le point du double serait primordial. Mais on ne s'attendait pas à finir la rencontre là-dessus. On savait qu'il fallait créer des exploits et on l'a fait. On a réalisé deux exploits et demi parce qu'en double, ils sont bons mais nous avions de meilleures qualités de relanceur.

Vendredi, vous disiez que c'était la plus belle victoire de votre carrière, où situez-vous celle d'aujourd'hui ?

Cela fait partie de mes grandes victoires en double de Coupe Davis. En simple, c'est la plus belle victoire de ma carrière car c'était simplement ma deuxième sélection. C'était une responsabilité et j'avais envie de bien faire. Comme le disait Guy (Forget, son capitaine), je ne suis pas loin de jouer le meilleur tennis de ma carrière. Physiquement, je suis bien. Quand je suis capable de servir comme ça pendant trois ou quatre heures, c'est difficile pour mes adversaires. Aujourd'hui, je voyais mes adversaires qui se disaient au début : qu'est-ce que tu penses, il va servir le T ou extérieur ? Quand je servais à l'opposé, ils se disaient : "Tiens, raté". Cela me donne de la confiance.

«J'avais tendance à avoir des hauts et des bas. Aujourd'hui, je suis plus constant dans l'effort. Il faut que je me serve de ce genre de victoire pour aller plus loin.»

Gilles Simon disait que tous les joueurs n'avaient pas surjoué et c'est vraiment l'impression que vous avez donné.
Depuis quelque temps, je suis très constant au service. Aujourd'hui, je n'ai aucune balle de break à sauver, ils ont dû arriver une ou deux fois à 30 sur mon service, j'ai dû faire cinq volées dans le match, ce n'est pas énorme. Quand on se sent bien sur son point fort, cela permet de se lâcher davantage.

Votre service conditionne-t-il tout votre jeu ?
Je le pense sur ce genre de surface. Quand le jeu défile, cela me permet d'être plus relâché au retour et de tenter un peu plus. C'est le genre de discussion que j'ai eue avec Amélie (Mauresmo) et Rémy (Barbarin) : il faut que je prive de temps et d'espace mes adversaires. Il ne faut pas qu'ils tapent un maximum de balles pour se régler. Quitte à rater, je veux jouer mon jeu d'attaque et les priver de temps.

Avez-vous réalisé un travail spécifique sur votre service ?
J'ai des repères et des schémas que j'essaie de réaliser. Par exemple, je fais davantage de services au corps. Sur mes deuxièmes balles, cela m'a donné souvent des points gagnants. Quand vous avez deux zones fortes et que vous en ajoutez une troisième, cela crée encore plus de doutes chez l'adversaire. Auparavant, je ne m'en rendais pas compte quand j'étais focalisé dans un match. Je sens très bien le slice, mais mon adversaire finit par anticiper. Il faut donc varier. Au début du double, je n'ai pas servi une seule fois en slice sur Lopez. Ce matin, je l'ai vu faire que des retours de coup droit et je me suis dit qu'il n'allait pas retourner une seule fois en coup droit. Pendant deux sets et demi, il a retourné deux fois en coup droit. Ensuite, j'ai varié davantage et j'ai su maîtriser Lopez par ma variation au service.

Aujourd'hui, vous apparaissez plus serein et plus confiant.
Oui, c'est vrai et j'exploite au maximum mon potentiel. J'avais tendance à avoir des hauts et des bas. Aujourd'hui, je suis plus constant dans l'effort. Il faut que je me serve de ce genre de victoire pour aller plus loin. Je n'en suis pas très loin, il faut arriver à reproduire ce genre d'efforts au moins vingt semaines dans l'année sur vingt-cinq tournois. Cela peut faire la différence dans le palmarès.» - Recueilli par S.D., à Clermont-Ferrand

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