«L'image forte, c'est l'arrivée de Gaël à 4-3, break, au troisième set du double (sourires)». Gaël Monfils intervient : «Quand j'arrive, il y a le débreak. Je dis à Gilles : Merde, je suis chat noir. Il me répond : Non, tu es noir tout court (rires). C'est la phrase du jour». Gilles Simon reprend sérieusement : «Ils ont vraiment bien joué. Sur l'ensemble des matches, on les a gagnés sans faire d'exploit. Gaël mène deux sets à zéro, Mika pouvait très bien gagné le premier set. Aujourd'hui (samedi), cela partait pour une exécution. Personne n'a surjoué. Ils ont juste joué à leur meilleur niveau et ce n'est pas facile. Je n'ai pas d'image particulière parce que tout le monde a fait des choses vachement belles sur le terrain. J'ai bien travaillé mon coupage de citrons (rires), c'est important. Tout le week-end a été fabuleux.»
«L'image forte, c'est la tête de Guy (Forget, le capitaine). A un changement de côté, il me dit : "il faut que tu arrives à glisser un ou deux service-volée". Dans un jeu, je fais un service et une demi-volée (il mime un truc bizarre), je le regarde et je vois sa tête (sourires). Puis dans le premier set à 4-4 (30-30), je monte en peintre et je fais une volée. J'ai une belle image de la tête de Guy (rires).»
«C'est le dernier point du match. Je vois Mika faire sa volée, je suis déjà à genoux et je le vois arriver vers moi. Autrement, les mecs ont été extras. Je vais passer la parole à Mika parce que j'ai un petit coup de moins bien (très ému).»
«Tout s'est déroulé comme dans un rêve. Pour une image, c'est Guy sur mon simple. Je menais deux sets à un et un break. A chaque fois, je prenais ma raquette, je la regardais pour mettre un élastocrost (petit morceau de plastique pour tenir les cordes) et j'avais pratiquement quadrillé toute ma raquette. Il me regardait et je sentais qu'il avait envie de me dire : "Tu ne vas pas casser." (rires) et qu'il se disait : "c'est un martien". Je disais : «Laisse moi, ça ne va pas casser, elle est bien, la raquette (rires)". Et c'était pareil pour la nourriture. Tu mènes et d'un coup, il te dit : "mange, mange". Je le regardais et je me disais : "Le mec est diététicien."» Guy Forget intervient en riant : «Ils font les malins, ils rigolent maintenant. Tout ce qu'il faut que je surveille, vous ne vous rendez pas compte (rires).» - Recueilli par Sophie DORGAN, à Clermont-Ferrand