Les traits tirés, les mines défaites faisant oublier les visages euphoriques d'un Grand Chelem, les Bleus ont quitté le Cap, dimanche matin à 11 heures, destination Buenos Aires, les têtes encombrées de pas mal de question sur l'importance à accorder à cette déculotée face aux Springboks (42-17). Extraits ! Pour le trois-quarts centre Maxime Mermoz, c'était tout simplement «mission impossible». Julien Bonnaire, le troisième-ligne clermontois, rappelle que «c'est ça le haut niveau. Ça va très vite. Mais ça fait suer...» Dominé par son vis-à -vis, Januarie, le demi de mêlée Morgan Parra estime que les Bleus «avaient des qualités pour rivaliser et on sort très frustrés.» Vincent Clerc enfin estime que «ce match, on ne leur perd pas sur le rythme mais parce qu'on a fait des erreurs qu'on a payées cash.»
«Malheureusement, il n'y a pas de recette miracle dans la préparation des joueurs, dans leur motivation. Là , on s'est plantés» (Marc Lièvremont)
«On est vexés, déçus, énervés, admet Marc Lièvremont dans les colonnes de L'Equipe. Il n'y a pas de hasard quand on concède 20 points après un quart d'heure d'une entame catastrophique. Et c'est bien sûr, un gros coup de pied au cul. Quelque part, ce qui m'agace, c'est que ce n'est pas la première fois. Malheureusement, il n'y a pas de recette miracle dans la préparation des joueurs, dans leur motivation. Là , on s'est plantés.»

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