« Rémy Martin, Bayonne s'apprête à recevoir Clermont. C'est un gros morceau mais aussi un match capital pour l'Aviron.
Tout est résumé. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. Nous n'avons plus le droit, non plus, de perdre à Jean-Dauger. C'est sûr que ce match est capital pour la suite. Nous devons sauver le club.
Clermont a dû appeler des Espoirs pour ce match. C'est peut-être le bon moment pour les jouer ?
Oui, ce sera un Clermont bis. Mais un Clermont bis a été capable de gagner à Toulouse. Pour nous, c'est Clermont, point barre ! Ils viennent chercher des points pour rester en tête et s'éviter un match de barrage. Le match sera important pour les deux équipes.
Comment vous sentez-vous après une longue interruption (Martin a été suspendu 40 jours pour avoir piétiné Jean-Baptiste Elissalde) ?
Je me sens bien. J'avais besoin de cette coupure. J'ai pu me concentrer sur le travail physique. Je n'avais pas eu de vacances puisque j'avais participé à la Tournée d'été du XV de France. Au retour, je n'avais pas fait la préparation physique avec Bayonne. Tout s'est enchaîné et je ressentais vraiment le besoin de couper. Cela a pénalisé le club mais c'était nécessaire pour moi. Et en plus, j'ai eu la grippe A qui m'a vraiment mis sur les genoux. C'était vraiment compliqué pour revenir au niveau nécessaire pour être capable de disputer un match de rugby professionnel.
La saison de Bayonne a été également marquée par un changement d'entraîneur. Qu'est ce qui a changé depuis que Christian Gajan est arrivé ?
Christian a apporté de la joie de vivre dans le groupe. Avant, les derniers temps, nous n'étions pas heureux à l'idée de nous entraîner. C'est différent maintenant. Christian communique plus avec les joueurs. C'était nécessaire d'en passer par là car nous étions entrés dans une sorte de monotonie, une spirale négative dont nous ne parvenions pas à nous échapper. On voit du mieux à Bayonne, même si nous avons toujours ce problème de constance. Ce qu'il nous faut maintenant, c'est arriver à enchaîner.
C'est donc surtout au niveau de l'état d'esprit que l'Aviron Bayonnais est différent.
Christian Gajan a aussi insisté sur le jeu en mouvement. Mais c'est vrai que l'envie de gagner a remplacé la peur de perdre. Contre Albi, les cinq points étaient l'objectif fixé et nous avons fait ce qu'il fallait pour y arriver. Mais de toute façon, nous n'avons plus le temps de nous poser des questions. Le passé est derrière et il faut avancer ». - Propos recueillis par Bertrand LAGACHERIE

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