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Le 09/09/2010 à 12:30 | Mis à jour le 06/10/2010 à 11:31
 
Golf - La chronique

Tiger en Ryder

Corey Pavin, le capitaine de l'équipe américaine de Ryder Cup a enfin dévoilé ses quatre "wild cards". Les voici analysées, décortiquées, désossées. Right here, right now.
Tiger Woods.(REUT)
Tiger Woods.(REUT)

Corey Pavin a donc officialisé ce mardi ses invitations : Tiger Woods, Zach Johnson, Stewart Cink et Rickie Fowler seront présents au pays de Galles tout début octobre pour jouer la Ryder Cup.

Bien ou bien ? Analyse de ces quatre invitations en mode Pour/Contre.

TIGER WOODS
POUR
Se passer d'un gars qui a gagné deux fois plus de Majeurs que tout le reste de l'équipe américaine réunie ? D'un joueur qui gagne ses rencontres de simple en plantant ses yeux dans ceux de ses adversaires avant même de planter son tee ? D'un gars capable de tout, et même d'un petit plus ? «Ce que personne ne comprend, c'est à quel point Tiger est important dans le vestiaire. Il a su apprendre à devenir un leader tranquille et il sait quoi dire à quel moment. C'est même très dur à décrire tellement c'est fort.» Paroles du vice-capitaine Davis Love. Pavin est un gars sensé : il a d'abord l'intelligence de raser sa moustache d'acteur porno-gay voilà quelques années. Puis, mardi, il a choisi Tiger Woods. Un mec sensé, ce Corey.

CONTRE
Oublions un instant que Woods est numéro un mondial depuis deux siècles et qu'il a révolutionné le jeu comme personne. Et soyons lucides : il n'a pas gagné un tournoi cette année, il putte comme un Thomas Levet pris de vertiges (donc pas super bien) et il s'est relancé dans la bricole de son swing. Sur 11 tournois disputés en 2010, il a seulement réussi deux top 10. Et comme son ancien swing ne veut pas lâcher l'affaire, il est capable de balancer des coups absolument affreux. Rien n'indique qu'il sera capable de serrer les boulons dans trois semaines.

STEWART CINK
POUR
C'est le partenaire idéal pour tout le monde, et notamment pour Woods, car Cink n'est pas intimidé par le bonhomme. Il a des nerfs à toute épreuve. Et aussi une capacité à tuer les gens en match-play. Il avait certes perdu contre un intouchable McDowell en 2008, mais la façon dont il avait fracassé un immense Sergio Garcia en 2006 (4 et 3 avec sept birdies en 15 trous) est encore dans toutes les mémoires.

CONTRE
Il n'a plus rien gagné depuis son British Open 2009. Mais est-ce vraiment gênant pour la Ryder ? Il a battu Tom Watson en play-off de ce même British. Jamais on ne le lui pardonnera. Sinon, il a un front aussi large et dégarni que celui d'Alain Juppé. Franchement, on ne voit rien d'autre. Ce gars est une machine.

ZACH JOHNSON
POUR
Il n'a manqué que deux cuts sur le PGA Tour depuis 16 mois. Il y gagne tous les ans depuis sa victoire au Masters en 2007. Il a pris six putts cette année sur un seul green au premier tour du Valero Texas Open. Un geste noble qui décomplexera tous les amateurs qui font des flaques à un mètre du trou.

CONTRE
Il porte des lunettes de mouche qui lui vaudraient une fatwa sanglante partout dans le monde, mais pas sur le PGA Tour. Il a cette sale manie d'adresser la balle avec l'extrémité de sa tête de club. C'est beaucoup trop stressant pour le télespectateur. On est persuadé qu'il va faire aishot et ça pompe de l'énergie devant la télé...

RICKIE FOWLER
POUR
La caution jeune et trendy d'une Amérique bien trop old school. On savoure déjà les cris des petites Galloises qui vont le voir en vrai. Yes, he's so cuuuuuute ! Il joue en mode hardcore : je me pose devant la balle et je flingue le drapeau. Idéal en match-play. Il nous a permis d'éviter Lucas Glover, l'un des mecs les plus sympas du monde, mais capable de flinguer n'importe quelle courbe d'audimat avec ses crachats de joueur de base-ball et sa casquette enfoncée jusqu'aux narines.

CONTRE
Il faut absolument mettre un contrat sur les têtes de son coiffeur et de son tailleur. Puis le priver de son tube de gel. Puis lui expliquer qu'on obtient du orange en mélangeant le rouge de Woods et le jaune de Garcia, et que donc, ya des risques pour que ça foire...

Au final, rien à redire sur ces quatre choix, sinon de la mauvaise foi et des jugements capillo-vestimentaires qui ne feront pas l'unanimité. A l'arrivée, voici l'équipe américaine : Mickelson, Mahan, Bubba Watson, The Johnson's (Dustin et Zach), Furyk, Stricker, Overton, Kuchar, Woods, Fowler et Cink.

Belle, n'est-ce pas ? Certes, mais ça ne les empêchera pas de se faire torpiller par les young guns européens.

JDG Le Journal du Golf

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