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Grand Prix de Monaco

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Le 17/05/2010 à 12:55 | Mis à jour le 17/05/2010 à 14:35
 

F1 - GP de Monaco

Un Webber princier

Du cavalier seul de Webber à la folle remontée d'Alonso en passant par la malice de Schumacher, retour sur le week-end monégasque de F1.
Mark Webber a dominé la course de bout en bout, il est le nouvel homme fort de la F1. (EQ)
Mark Webber a dominé la course de bout en bout, il est le nouvel homme fort de la F1. (EQ)

Pour le deuxième week-end d'affilée, Mark Webber a passé tout le Grand Prix en tête, du départ à l'arrivée. Une performance rare en F1, qui permet à l'Australien de devenir leader (78 points) du championnat pour la première fois de sa carrière, avec une victoire de plus que son coéquipier, Sebastian Vettel. A Barcelone et Monaco, Webber a fait preuve d'une totale maîtrise des événements, bien aidé il est vrai par sa Red Bull, qui confirme course après course qu'elle est la meilleure monoplace du plateau, à l'aise sur tous les terrains. Cerises sur le gâteau, Webber a gagné en Principauté, «le rêve de tout pilote de F1», et il est revenu à hauteur de Vettel, qui avait mieux débuté le championnat. L'Australien se pose donc comme un candidat sérieux au titre, et même si l'écurie autrichienne ne souhaite pas établir de hiérarchie entre ses pilotes, elle devra peut-être le faire d'ici à la fin de la saison.

La folle remontée d'Alonso

Fernando Alonso

Il l'avait annoncé samedi : «C'est difficile de partir de la dernière place à Monaco mais la course est longue et en 2006, je me souviens que Michael Schumacher était parti dernier et avait fini cinquième. Mon objectif est donc de marquer des points, nous verrons bien si j'ai de la chance.» De la chance, l'Espagnol en a eue, lorsque la voiture de sécurité est sortie dès le premier tour et lui a permis d'anticiper son unique changement de pneus. Un drôle de pari tout de même tenté par le pilote Ferrari, puisqu'il fallait que ses pneus durs tiennent 77 tours. Ensuite, c'est juste son talent qui a parlé lorsqu'il a dépassé Karun Chandhok, Lucas di Grassi, Jarno Trulli, Timo Glock et Heikki Kovalainen dans les rues monégasques. Alonso est récompensé de son audace par une sixième place, ce qui lui permet de rester au contact des pilotes Red Bull au classement, avec 75 points.

Kubica le trublion

Robert Kubica

Il commence à devenir un habitué des podiums. Après sa deuxième place en Australie, Robert Kubica a terminé troisième à domicile, en terre monégasque, derrière les intouchables Red Bull. Le Polonais a marqué des points lors des cinq des six premières courses de la saison et se retrouve sixième ex aequo au classement avec 59 points. Des résultats qu'il n'espérait certainement pas en signant pour Renault, qui sortait d'une saison pourrie. Et pourtant, en Principauté, la R30 était la voiture la plus rapide derrière les RB6, preuve de sa capacité à jouer aux avant-postes sur les circuits lents. «A nous de continuer à travailler pour retrouver de l'efficacité aéro sur les autres circuits», explique Eric Boullier, le directeur de Renault. En attendant, l'écurie franco-britannique se rapproche dangereusement de Mercedes (65 pts contre 78).

La malice de Schumacher

Michael Schumacher

Michael Schumacher a réalisé à Monaco une course anonyme... jusqu'au 78e et dernier tour. Septième sur la grille de départ, l'Allemand était toujours septième lorsqu'il a tenté un malicieux dépassement sur Fernando Alonso dans le dernier virage. Profitant du retour aux stands de la voiture de sécurité et du feu vert de son écurie, le septuple champion du monde a déboîté et doublé l'Espagnol. Une manoeuvre néanmoins interdite par le réglement, dont l'article 40.13 stipule : «Si la course se termine alors que la voiture de sécurité est en piste, celle-ci regagne la voie des stands à la fin du dernier tour, et les voitures reçoivent le drapeau à damier de façon normale, sans se dépasser.» Schumi a donc été pénalisé de vingt secondes et se retrouve douzième, en dehors des points. Mais son geste restera dans les esprits.

La safety car, star du week-end

La safety car

Elle a couvert plus de tours que certaines F1, notamment la McLaren de Jenson Button. Elle, c'est la voiture de sécurité, une somptueuse Mercedes SLS AMG, pilotée par l'Allemand Bernd Mayländer. La bête de 571 ch a défilé plusieurs fois sur le tracé monégasque, permettant aux spectateurs d'admirer sa plastique avantageuse. Elle est apparue dès le premier tour, après le crash de Nico Hülkenberg (Williams), puis au 31e après l'accident de l'autre Williams, celle de Rubens Barrichello, au 43e à cause de problème de drainage à Massenet et enfin à quatre tours de l'arrivée suite à l'accrochage entre Jarno Trulli (Lotus) et Karun Chandhok (Hispania). Du côté des pilotes, si Fernando Alonso peut lui dire merci, Mark Webber a lui avoué qu'il se serait bien passé de sa présence : «Cela donnait à mes adversaires à chaque fois la chance de revenir dans mes rétros.» - Fabrice BOSSET

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