«ENCORE UN WEEK-END À OUBLIER»

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 Sa chronique précédente«Il y a eu, ce week-end à Budapest, du bon et du moins bon pour moi. Des épisodes encourageants pour la suite et d'autres très difficiles à vivre. Commençons par les bons moments. Lors des essais du vendredi, comme la semaine précédente à Jerez, j'ai trouvé quelques petits trucs qui m'aident à mieux comprendre la voiture, même si je ne suis toujours pas super à l'aise à son volant. Je regrette un peu d'avoir perdu du temps ces dernières semaines à chercher de grands concepts pour adapter la voiture à mon style de pilotage. Maintenant, je me concentre sur quelques détails, j'y vais à petites touches et ça a l'air de payer mieux. Mais ça reste compliqué. C'est comme ça... Nous avons tous un coup de volant qui nous est propre et le mien se marie mal à une voiture sous-vireuse dans le rapide et survireuse dans le serré. J'ai du mal à me livrer, un coup j'en fais trop et un coup pas assez alors que Sebastian Vettel, lui, s'en accommode mieux.
Malgré tout, ça progresse petit à petit. J'ai fait de bons essais vendredi, sans connaître de soucis. Cette fois, c'est sur mon équipier que la malchance est tombée, puisqu'il a été cloué au garage pratiquement toute la journée à cause de soucis hydrauliques. Je ne lui souhaite pas de mal mais ça m'a quand même soulagé de voir que ça ne tombait pas toujours sur moi ! Fort de ces bons essais, j'étais assez confiant au moment d'aborder la qualification. J'ai signé le 13e temps en Q1 mais c'est là que ça a commencé à se gâter. En Q2, j'ai chaussé les pneus ''extra soft'', ceux qui sont censés délivrer la meilleure performance et je n'ai plus eu aucun feeling avec la voiture ! J'ai donc rechaussé des pneus ''soft'' mais je n'ai pas pu, contrairement à Vettel, qui arrivait à utiliser les ''extra soft'', passer en Q3. Et dans la foulée, j'ai appris que j'étais rétrogradé de cinq places sur la grille pour avoir gêné Nick Heidfeld dans son tour lancé.
«J'en ai pris plein la tronche»
En fait, le système GPS de l'équipe, qui permet de localiser toutes les voitures sur la piste, était en panne. Ils n'ont donc pas pu me prévenir que la BMW arrivait lancée derrière moi, au moment où je me préparais à attaquer mon tour rapide. J'avais vu que Webber était derrière moi mais la pratique habituelle dans ces cas-là veut que chacun reste à distance respectable de celui qui le précède pour ne pas être dans ses turbulences aérodynamiques. Alors j'ai été surpris de voir Mark me doubler... puis Fisichella en faire autant ! Eux, en fait, avaient été prévenus qu'Heidfled déboulait alors ils ont accéléré pour ne pas le gêner. Bon, c'est vrai que du coup, j'ai bouchonné Nick mais je crois que même sans cela il ne serait pas passé en Q2...
J'étais donc condamné à partir de l'avant-dernière place, ce qui est une vraie punition à Budapest car il est impossible de doubler. J'ai pris un bon départ puisque j'ai gagné trois places, mais je me suis retrouvé bloqué derrière la Honda de Barrichello, qui n'avançait pas, jusqu'à mon premier arrêt ravitaillement. Et là , la cata ! Vettel, qui s'était arrêté avant moi, avait été retardé à cause d'un dysfonctionnement de la machine à ravitailler. Pour moi, l'équipe a voulu anticiper le problème mais la solution imaginée n'a pas fonctionné comme prévu. De l'essence a giclé sur les échappements et ça a pris feu. Le mécano qui s'occupe de l'extincteur a vite réagi mais ils n'ont pas nettoyé l'avant de la voiture, qui était plein de mousse carbonique. Du coup, dès que j'ai remis les gaz, j'en ai pris plein la tronche ! Ça a giclé sur le haut de mon casque puis ça a coulé et ça s'est infiltré à l'intérieur, sur la visière ! Je ne voyais plus rien ! J'étais vert car c'est tellement difficile d'arriver à gagner quelques places en course que c'est rageant de tout perdre dans les stands ! Après ça, il n'y avait plus rien à faire, d'autant que mon deuxième ravitaillement aussi a été compliqué. J'étais un peu découragé sur la fin de la course, sachant que j'avais trois tours de retard sur les leaders !
Au final, c'est donc encore un week-end à oublier. Les vacances vont me faire du bien. Pas de voyage au programme, on bouge assez comme ça entre les Grands Prix, les essais et les opérations promotionnelles ! Je vais donc rester tranquille à la maison, profiter de ma femme et de ma fille, que je n'ai pas vue depuis quinze jours. Et vu l'agenda à partir de septembre, avec Singapour, la Chine, le Japon et le Brésil, j'ai intérêt à profiter de la moindre minute passée en famille. Je vais couper avec la F1 car le prochain Grand Prix, à Valence, se courra sur un circuit nouveau. Il n'y a donc pas de datas des années précédentes à étudier. Ce sera repos et préparation physique. Mais ça, ça fait partie de mon quotidien et je le fais avec plaisir, le matin. Ça permet d'oublier les soucis et j'en ai bien besoin !»



















