Rongé depuis dix-sept mois par une maladie rare qui lui engendre des brûlures et des «décharges électriques» dans la cheville droite, Alexandre Licata va consulter un spécialiste parisien le 9 septembre prochain. «C'est mon dernier espoir. S'il me dit que l'opération est nécessaire, on la fera car je ne peux plus rester comme ça. Si cela ne marche pas ? Non, je ne peux pas accepter l'idée de ne plus jamais jouer», a lâché l'attaquant de 26 ans dans L'Equipe.
Opéré de la cheville droite le 9 mars 2009, il a contracté une algoneurodystrophie. «Mais aujourd'hui, on me dit même que c'est du passé et que c'est un oedême osseux, explique-t-il désabusé. Là , je lâche. Ce n'est plus possible ! Je deviens fou... Le pire, c'est de ne pas savoir quand s'arrêtera ce cauchemar. Personne ne peut me dire ce que j'ai. J'ai vu dix médecins à Paris, Besançon, Lyon et Munich et j'ai eu dix avis avis différents.»
Inscrit par Auxerre sur les listes pour disputer la Ligue des champions, l'ancien joueur de Monaco ne se fait pas d'illusions : «Les gars vont jouer la C1 au Bernabeu, à San Siro. Sans moi. Ces stades, on ne s'y rend qu'une fois dans une vie. Et moi, je suis enfermé dans mon appartement. (...) Je culpabilise. Je pense à l'AJA, aux supporters qui vont peut-être penser que je suis une arnaque, et à Jean Fernandez qui m'a engagé. Et je ne peux rien faire.»