Des ravales de vent en pagaille, une température automnale et une ambiance rendue terne par la grève des supporters nordistes les plus actifs, les "DVE" : le Stadium Nord de Villeneuve d'Ascq a affiché une visage bien austère pour la venue de Nice. D'autant que les Dogues lillois ont, une fois de plus, rencontré les plus grandes difficultés face à une équipe organisée et disciplinée. Une équipe à laquelle un unique contre mené par Mouloungui a failli suffire pour l'emporter. Une faute de Rami sur l'ancien Strasbourgeois, un penalty logique accordé par Monsieur Thual et Faé, déjà buteur face à Nancy la semaine dernière (1-1), n'avait plus qu'à prendre Landreau à contre pied pour placer un peu plus les joueurs de Rudi Garcia face à leurs limites du moment (0-1, 34e, sp).
Face à Nice, ces derniers ont en effet livré une presque copie de leurs prestations du début de saison à Rennes (1-1), face à Paris (0-0) et à Sochaux (0-0). Mis à part un tir à bout portant de Gervinho repoussé par Ospina (11e), une frappe lointaine de Debuchy (18e), des coups-francs trop enlevé puis mal négocié de Cabaye (28e et 45e), un coup-franc de Rami (58e), un autre d'Hazard suivi d'une tête de Sow (84e), ou une tête de Rami (90e), le LOSC a encore trop manqué d'idées - mais pas de volonté à l'image de ces 18 corners et 51 centres ! - face à une formation azuréenne qui a longtemps récité de façon méticuleuse une partition faite de réalisme.
Le léger mieux observé en deuxième période, l'écrasante possession de balle en faveur des Dogues (jusqu'à 60%) et, surtout, l'action décisive de Gervinho pour Hazard (1-1, 67e) ont permis d'effacer quelques doutes. Mais force est de constater qu'en ce début de saison, Lille, 10ème avant Bordeaux-Marseille avec 4 points, n'y arrive toujours pas. A l'inverse d'un OGC Nice qui grappille petit à petit des points : 6, pour une 8ème place au classement. Mais c'est surtout du LOSC qu'on attend beaucoup mieux, cette saison. - Olivier MAILLARD, au Stadium Nord de Villeneuve d'Ascq