La route d'Alou Diarra va croiser celle de l'Olympique de Marseille, dimanche à Chaban-Delmas. Il y a quelques semaines, l'avenir du capitaine bordelais semblait se dessiner du côté de la cité phocéenne. Pour des raisons qu'il préfère garder personnelles, le milieu de terrain a préféré repousser les avances du champion de France. Pourtant, de son propre aveu, l'OM disposait «de tous les critères recherchés : un club qui a tout gagné, qui va disputer la Ligue des champions avec un coach dont j'apprécie les qualités». «C'était forcément séduisant, mais j'ai décidé de rester pour relever la tête avec Bordeaux et aider le club à retrouver l'Europe».
Il voit dans l'absence de Coupe d'Europe à Bordeaux cette saison un possible frein à ses desseins personnels.
Cette décision, Diarra avoue qu'elle n'a «pas été évidente à prendre». «C'était difficile, surtout quand tu es international». Alors que Laurent Blanc se plaignait dernièrement que la sélection ne soit pas assez un «vecteur de carrière» pour tous, l'ancien Lyonnais semble faire partie de ceux qui ont parfaitement assimilé le message. Il voit dans l'absence de Coupe d'Europe à Bordeaux cette saison un possible frein à ses desseins personnels. «Oui, ça peut être un handicap, admet-il. Je suis quelqu'un d'ambitieux, avec plein d'objectifs. J'avais un club qui me proposait tout ça...».
Au moment de prendre sa décision, le milieu de terrain assure ne pas avoir été tenté d'en discuter avec Laurent Blanc pour connaître son opinion. «Pas la peine, balaie-t-il. J'étais en période de réflexion et il suit l'actualité. J'ai eu la chance de le côtoyer pendant trois saison, il sait ce que je peux apporter». Pour compenser, il s'est fixé deux objectifs : 1) remporter un titre avec les Girondins cette saison. «On fera les comptes à la fin, mais entre le Championnat, la Coupe de France et la Coupe de la Ligue, on en a les moyens». 2) «être le plus performant possible tous les week-ends». A commencer par dimanche contre Marseille - Emery TAISNE