LYON EST BIEN LE PATRON
Par David MICHEL
La saison passée, le Championnat s'était joué à peu de choses entre Lyon et Bordeaux. Quatre points. Et lors du décompte final, les deux confrontations directes entre les deux cadors - remportées par Lyon haut la main (3-1 et 4-2) - avaient pesé très lourd. Si ce raisonnement reste applicable cette année encore, alors le club de Jean-Michel Aulas a de bonnes chances de glaner son huitième titre de champion. Lyon est bien le plus fort et Marseille, qui a craqué samedi à domicile contre Lorient (2-3), n'a plus qu'une marge de manoeuvre infime dans sa quête de destituer le roi, échappé à sept points de son dauphin. Lyon a battu Bordeaux (2-1) et relègue les Girondins à neuf points et à la sixième place du classement, derrière Rennes, Nice et Toulouse, les autres grands gagnants du week-end. Neuf points, autant dire un gouffre déjà quasiment insurmontable pour la formation de Laurent Blanc, lequel veut encore y croire. «C'est encore jouable. Et ce soir, pour Bordeaux, tout a été bon sauf le score». Les Girondins ont été surpris à la demi-heure de jeu par deux buts successifs, deux énormes coups de canon signés Karim Benzema et Kim Källström. Claude Puel a réussi son pari en titularisant le Suédois à la place de Makoun et en osant aligner d'entrée le jeune Lamine Gassama plutôt que le champion du monde Fabio Grosso.
Le début de match, très musclé, avait pourtant de quoi lui donner tort. Bordeaux a maîtrisé les débats comme jamais avec notamment une possession de balle insolente (67%). Et il a fallu toute la classe de Lloris pour éviter un naufrage d'entrée devant Wendel (11e) puis Gourcuff (23e), sans compter que Boumsong a sauvé son équipe sur sa ligne en repoussant un tir de Chamakh (11e). Mais même si l'OL avait tenté une réplique par Govou (arrêt extraordinaire de Valverde, 19e), Lyon a tué le match en cinq minutes. D'abord, un somptueux une-deux Fred-Benzema avec passe aveugle du Brésilien pour l'international français, qui a inscrit son neuvième but de la saison (33e). La deuxième mèche est partie de Källström, qui a envoyé un missile dévié par Planus dans la lucarne de Valverde (38e). La classe et le réalisme lyonnais ont étouffé les belles véléités girondines. A la pause, le mal était fait. Les Marine et Blanc ont quand même instillé un petit doute avec la réduction, trop tardive, du score par le renard Cavenaghi (81e).
Rennes sur le podium
Le Stade Rennais a vaincu Monaco (2-1) et signé sa troisième victoire de rang en Championnat, ce qui lui permet de grimper sur le très convoité podium de la L1. Inarrêtable, le club breton vit une période faste puisqu'il vient d'enchaîner un douzième match de Championnat sans défaite. Débarrassé bien malgré lui de la Coupe de l'UEFA et depuis mercredi de la Coupe de la Ligue, Rennes a un planning allégé et se découvre pour la L1 un appétit décuplé. Face à une faible opposition monégasque, l'équipe de Guy Lacombe a porté l'estocade juste avant la pause grâce à son jeune attaquant Moussa Sow (43e) et Jimmy Briand (54e). La messe était dite et Monaco s'est réveillé trop tardivement. Après une première occasion de Park, Cuffré a réduit le score pour l'honneur d'un penalty tiré en force (72e). Rennes est désormais en confiance avant de défier Bordeaux et le Paris-SG. La hiérarchie du haut du tableau est également troublée par la jolie percée de Nice, vainqueur de Nantes (2-1). Tout avait pourtant mal démarré avec un but encaissé, le premier depuis trois matches, dès la 8e minute de jeu. Un puissant coup franc de 25 mètres de Ndaw a eu raison de Letizi. Mais le GYM a lui aussi répliqué sur coup franc. Celui de Hellebuyck a trouvé la tête de Bamogo au point de penalty pour l'égalisation (20e). Très fébrile à l'extérieur avec six défaites en sept sorties, Nantes a ajouté un nouveau revers en encaissant un deuxième but, signé Mouloungui à dix minutes de la fin.














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