BARTHEZ A FAIT LE SHOW
Par David MICHEL

Le 16 septembre dernier, après une défaite face à Valenciennes (0-1), Eo avait commencé son règne à la tête du FC Nantes par une victoire à la Beaujoire face à Marseille (2-1). Cinq mois plus tard, le tandem Der Zakarian - N'Doram a débuté son opération commando par un bon nul au Vélodrome (0-0). Les plus pessimistes, ils sont de plus en plus nombreux sur les bords de l'Erdre, auront de suite noté que les nouveaux venus ont fait moins bien que leur prédécesseur. Après trois défaites en quatre journées et une humiliation subie le week-end dernier à domicile devant Valenciennes (2-5), Nantes a pourtant ramené un résultat positif de ce déplacement jugé à haut risque. Ce résultat n'arrange toutefois aucun des deux clubs, très soucieux de leur bilan comptable. Nantes reste englué dans les abîmes du classement avec une toujours aussi inquiétante 19e place à cinq points de Troyes, le premier non-relégable. Et malgré une très nette domination, l'OM a bafouillé et peut nourrir de gros regrets. Non seulement il avait l'opportunité de s'emparer seul de la troisième place, ce qu'il n'a pas fait (5e), mais il s'est fait doubler par Sochaux.
Postulants à la Ligue des champions, les Provençaux marquent le pas avec seulement deux points pris en quatre journées et un but inscrit. La première période fut à sens unique. L'OM domina son sujet sans partage avec pas moins de huit occasions à rien et une possession de balle culminant à 60 %. Pour que l'OM ne rentre pas aux vestiaires le ventre plein, il a fallu un certain manque de réussite de ses attaquants mais surtout un Barthez en état de grâce. L'ancien portier des Bleus a repoussé toutes les tentatives et a successivement éteint le feu devant Niang (5e, 23e), Rodriguez (14e), Ribery (27e, 70e) et Nasri (53e). La première livraison offensive des Nantais, soucieux de bien défendre, n'est arrivée qu'après cinquante minutes de jeu. Un tir de Capoue suivi d'un retourné d'Oliech sur la barre a maintenu Carrasso en éveil. Lors des dernières minutes, l'OM a poussé mais il n'y avait rien à faire. Les hommes d'Albert Emon devront être beaucoup plus réalistes à Toulouse puis contre Lens et Lyon dans les prochaines semaines. Sans quoi, les ambitions européennes seront passées de mode.
Depuis le nul quasi miraculeux concédé à Saint-Etienne (3-3), le RC Lens fait payer le même tarif à ses adversaires. Trois buts sinon rien. Valenciennes (3-1), Sochaux (3-1) et le Panathinaïkos (3-1) ont successivemlent sombré face au réalisme lensois. Défait dans les grandes largeurs à Paris il y a une semaine (2-4), Monaco pouvait légitimement trembler, lui qui n'a que très peu de marge de manoeuvre dans sa lutte pour le maintien. Mais le club de la Principauté a été solide et, à défaut d'avoir gagné, a fait jeu égal avec le Racing (0-0). Avec un peu plus de réussite, il aurait même pu l'emporter et reprendre sa marche en avant. Cette petite pierre précieuse à leur édifice leur permet quand même de rester à quatre longueurs de la zone rouge (14e). Les joueurs de Laurent Banide ont eu les occasions pour débloquer le tableau d'affichage par Piquionne, Givet, et Koller, très en colère d'avoir été remplacé peu après l'heure de jeu. Lens n'a pas manqué de fraîcheur après son combat européen de jeudi avec notamment un Dindane très remuant mais il est tombé sur un Flavio Roma toujours bien placé. Avec cinq points d'avance sur Lille, le Racing a manqué l'occasion de faire le break. Mais s'il continue à ce rythme, il sera très difficile à déloger. Ce n'est pas l'OM qui osera dire le contraire.














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