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LIGUE 1

22e journée

2006-2007
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LENS EST RENVERSANT
Par David MICHEL

Lens a eu très chaud et a conservé dimanche de justesse sa troisième place. Menés de trois buts à la pause, les Lensois ont réussi à égaliser dans le temps additionnel face à une équipe de Saint-Etienne qui peut nourrir des regrets (3-3). Plus tôt, Auxerre a effacé la défaite de Marseille mercredi en battant Nancy (2-0).
 
Face à face Gomis - Hilton. (L'Equipe)

Après un automne très probant et une place de dauphin gratée au mérite, Lens était parti pour mener durablement la danse des poursuivants, lancés dans une improbable chasse au Lyon. Les Nordistes traversent cependant un hiver un peu difficile et ils sont passés très près d'une nouvelle défaite face à Saint-Etienne (3-3), ce qui aurait été leur deuxième en quatre jours après le revers concédé à Lorient (0-1). Le camouflet de Lyon (0-4) en décembre n'était pas loin non plus. Mais les Lensois sont toujours vivants. Menés de trois buts à la pause, ils sont revenus de l'enfer avec une égalisation survenue à la 91e minute. Les deux équipes ont chacune eu leur période. Les Verts étaient seuls troisièmes du Championnat à la pause grâce aux trois buts missiles expédiés dans la cage d'Itandje. Déboussolés, les Artésiens ont refait surface tardivement grâce à une force de caractère hors du commun qui rapelle le retour insensé de Liverpool en finale de Ligue des champions 2005 face à l'AC Milan. Les joueurs de Francis Gillot restent donc in extremis sur le podium à un point de leur voisin le LOSC, nouveau dauphin de Lyon. Cinquième, Saint-Etienne n'a évidemment pas dit son dernier mot pour l'Europe.

Trois jours après leur victoire à Nancy (2-0), les Verts ont d'abord affiché à Bollaert une réussite et une insolence incroyables. Tout le contraire de Lens, peu en verve en première période. Avec trois buts convertis sur trois tirs cadrés à la pause, l'ASSE a fait carton plein. Intenable, le bouillant Gomis a ouvert le score d'une superbe frappe instantanée de 20 mètres (16e, 0-1). Passeur, Ilan a remis le couvert pour l'excellent tchèque Marek Heinz (24e, 0-2), lequel a encore écoeuré Itandje avant la pause sur une frappe spendide (45e, 0-3). Un premier acte cauchemardesque pour le portier lensois, pas exempt de tous reproches sur le deuxième but, et ses équipiers. MaisSeydou Keita a sonné la révolte lors de la reprise et a réduit le score dans le dernier quart d'heure (77e). Coulibaly, qui avait touché la transversale en première période, a poursuivi l'oeuvre de son capitaine avec un deuxième but (89e) avant que Keita, encore lui, ne mette Bollaert dans état proche de l'extase (91e, 3-3).

Auxerre s'est offert une petite respiration en dominant logiquement Nancy (2-0) après sa défaite subie mercredi à Marseille (1-3), sa première en Championnat depuis début décembre. Englués dans le deuxième partie du classement, les Bourguignons se devaient de gagner pour prendre de la distance avec la zone de relégation, désormais repoussée à neuf longueurs. Grâce à ce succès et malgré ce classement médiocre (13e), l'AJA peut donc se projeter vers le haut puisque la troisième place détenue par l'OM est à sept points. Pour Nancy en revanche, c'est la dégringolade. Les hommes de Pablo Correa (12es), qui n'ont par ailleurs toujours pas gagné à l'extérieur cette saison, ne viennent de prendre qu'un point sur douze possibles. Symbole de cette crispation : la défense. Elle était la meilleure après 14 journées (9 buts encaissés) et elle vient de laisser filer 8 buts en quatre matches. Devant un public très clairsemé et une pelouse de beach-soccer, les Auxerrois ont mis K.O. leur adversaire en première période. Après la demi-heure de jeu, le Danois Tomas Kahlenberg a délivré une passe décisive pour Akalé (34e) avant de doubler la mise trois minutes plus tard. Du réalisme pur jus qui a contrasté avec les deux occasions manquées par le Nancéien Kim (7e et 36e). L'esprit accrocheur des Lorrains s'est effiloché ces derniers temps et ce n'est pas les trois changements effectués par Pablo Correa à la pause qui ont changé la donne. La venue de Toulouse samedi à Marcel-Picot s'annonce déjà cruciale.

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