ET LEADERS, AVEC ÇA
Par Cédric ROUQUETTE

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 La Fiorentina déçueAprès avoir vu l'OM et Bordeaux l'emporter mardi, situation devenue rare pour les clubs français en Ligue des champions, leur premier représentant ne pouvait pas faillir à sa mission, vingt-quatre heures plus tard. Même si tout fut loin d'être parfait, Lyon a inscrit un but à la fin de chaque mi-temps pour finalement battre le Steaua Bucarest (2-0), l'équipe, comme prévu, la plus faible du groupe F. Celui-ci a officiellement deux patrons et Lyon en fait partie. L'OL, avec huit points, se trouve sur la même ligne que le Bayern Munich, qu'il devance grâce à une meilleure attaque alors que les deux équipes ont la même différence de buts. Si la Fiorentina avait su faire plier le club allemand, qu'elle a dominé pendant une grosse heure avant de concéder le nul (1-1), l'OL serait même seul leader à cette heure. Ça ne change pas grand chose à sa situation extrêmement favorable : il lui suffira de prendre un point à Florence dans trois semaines pour valider sa qualification pour les huitièmes de finale.
Ce sera chose faite si l'équipe de Claude Puel continue de ne pas encaisser de but. Encore fragile il y a deux semaines, lors de sa victoire à Bucarest (5-3), elle en est désormais à quatre matches consécutifs sans but encaissé (trois en L1, un en C1). Evidemment, la posture très prudente de l'équipe roumaine ne la prédestinait pas à prendre le bouillon, et la Viola, si elle fait circuler le ballon aussi joliment que sur l'action ayant amené le but de Mutu contre le Bayern (11e), causera des tourments d'une nature très différente. Avant le coeur de la seconde période, où l'OL, menant au score, a eu le tort de trop gérer son effort, Lloris n'avait rien eu à faire. Le jeune international fit le métier sur un tir de Tiago Gomes (60e) avant de voir un coup franc d'Ogararu dévié non loin de sa lucarne gauche (69e). Au-delà , il y a cette impression visuelle que le bloc lyonnais a retrouvé de son agressivité, de sa cohérence, et suffisamment de confiance pour presser haut un adversaire décidé à jouer le contre. Pour compléter le tableau, Cris n'est plus très loin d'être redevenu le Policier.
Pour retrouver un statut de patron crédible, Lyon a eu le mérite de rentrer dans son match avec la volonté de faire mal à son adversaire tout de suite ; exactement le contraire du match aller. Deux coups francs indirects de Juninho avaient déjà dragué la surface roumaine avant une démonstration de maîtrise technique de Benzema, lequel effaçait deux défenseurs avant de lâcher une frappe pas assez enroulée pour tromper Zapata (22e). Si M. Gonzalez n'a pas sifflé tous les contacts très limite imposé par le marquage du Steaua dans la surface, Juninho a compensé l'affaire en obtenant un coup franc dont la légitimité peut être discutée, pour un contact avec Tiago Gomes à vingt-cinq mètres. Masqué par Cris, qui se dégageait au meilleur moment, Juninho trompait Zapata grâce au rebond (44e, 1-0). Trop passif après la pause, l'OL retrouvait de l'allant avec les entrées simultanées de Delgado et Källström (70e). Le premier centrait sur le second, mais la reprise écrasée du Suédois était trop croisée (72e). C'est Anthony Réveillère, du gauche, avec un vrai sang-froid d'attaquant qui réussissait le break après une récupération de Toulalan, relayé par Delgado (89e, 2-0). Le but de la première place. Le but qui garantit à Lyon un avenir européen. Au pire, le club de Jean-Michel Aulas prendra la troisième place synonyme de Coupe de l'UEFA. Evidemment, il envisage autre chose.



















