MARSEILLE REVIENT À LA VIE
Par Hugues SIONIS

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 Gerets vise WitzelIl était temps. Au bord de l'élimination après ses trois défaites concédées d'entrée, Marseille a retourné mardi la situation, de fort belle manière. L'OM n'est pour autant sorti d'affaire. Mais peut toutefois envisager sereinement les deux derniers matches, avec comme objectif une troisième place, synonyme de qualification pour la Coupe de l'UEFA. Ce constat, les Olympiens le doivent à leur démonstration d'abnégation et de courage livrée face au PSV Eindhoven. Méconnaissables lors de leurs trois premières apparitions, les Phocéens ont cette fois su gérer les temps forts et faibles d'une rencontre enlevée, malgré des conditions de jeu rendues difficiles par les fortes précipitations qui sont tombées sur la région dans la journée. D'ailleurs le match a même failli être annulé. Avant d'être finalement maintenu, la pluie s'étant arrêtée une heure et demie avant le coup d'envoi. Sur une pelouse gorgée d'eau, les deux équipes n'ont pas semblé véritablement gênées. Elles ont même offert un spectacle de tous les instants, avec beaucoup d'occasions de part et d'autre. Une bataille qui a fini par tourner à l'avantage des Marseillais. Preuve qu'ils n'avaient jusque-là pas encore évolué à leur véritable niveau.
D'entrée pourtant, les joueurs d'Eric Gerets ont été bousculés. Dans tous les bons coups, Ibrahim Affelay a posé de gros problèmes à une défense phocéenne méfiante et fébrile. Après un premier quart d'heure hésitant, c'est ensuite du côté gauche que sont venues les premières banderilles olympiennes. Bonnart et Ziani, en totale osmose, en ont fait voir de toutes les couleurs à leurs vis-à -vis. Ils ont multiplié les dédoublements et enchaînements en tout genre pour mieux noyer le poisson. Car après une frappe de Ben Arfa pas assez appuyée (12e) et une autre de Niang trop croisée (16e), c'est bien dans l'axe que Marseille a décidé d'accélérer. Lancé par l'ancien Lyonnais, Baky Koné est allé inscrire avec sang froid le premier but de sa carrière en C1 (1-0 ; 30e). Un avantage mérité, même s'il a ensuite été difficile à conserver. Les Néerlandais ont tout tenté pour revenir à la marque avant la pause. Mais il faut croire que la chance avait enfin tourné, la tête de Bakkal trouvant le poteau de Mandanda (38e). Loin d'être à l'abri, les Olympiens sont passés à plusieurs reprises tout près de l'égalisation en seconde période, notamment sur cette action de Koevermans (49e) ou celle de Salcido (55e). Mais au plus fort de la domination batave, c'est finalement Baky Koné qui a permis à son équipe de prendre le large. D'un centre parfait, il a trouvé Mamadou Niang, qui a fini le travail (2-0 ; 65e). Avant de le parachever d'un doublé dans la foulée (3-0 ; 72e), histoire d'assurer le goal average. Pas mal pour un joueur qui n'aurait pas dû jouer...
Au final, Marseille réalise la bonne opération dans ce groupe D. Mais à quelques secondes près, le résultat aurait encore pu être meilleur si à Anfield, Liverpool n'avait pas égalisé dans le temps additionnel face à l'Atletico Madrid. Menés très tôt dans la partie suite à l'ouverture du score de Maxi Rodriguez (1-0 ; 37e), les Anglais ont arraché un point de justesse sur un penalty généreux, transformé par Steven Gerrard (1-1 ; 94e). Résultat, les deux équipes restent en tête de la poule à égalité de points (7), mais ne sont pas encore qualifiées. La porte est toujours entrouverte pour l'OM, un peu moins pour le PSV.



















