«Si Bruyneel ne veut pas de moi, c'est à lui de quitter l'équipe.»
Alexandre Vinokourov a exploité quelques symboles au moment de tenir sa conférence de presse jeudi en marge du grand départ du Tour de France 2009. Attrapé pour transfusion homologue lors du Tour 2007, le coureur de 35 ans s'est présenté avec un T-shirt jaune avec un message simple «Vino is back». Pour évoquer son retour prochain en compétition, le Kazakh s'est installé dans un salon de l'hôtel occupé par Astana. Avec un message clair : «Je vais reprendre ma carrière professionnelle le 24 juillet et je ne me vois pas courir dans une autre équipe qu'Astana.»
«Le patron c'est la Fédération et la Fédération kazakhe souhaite que je cours à nouveau chez Astana. On est en train de négocier avec Johan Bruyneel et je pense qu'on va trouver un accord dans la semaine qui vient», a expliqué tranquillement Vinokourov, accompagné par le vice-président de la Fédé kazakhe. «C'est une équipe qu'on a créée en 2006 pour moi. C'est notre bébé.» L'ancien vainqueur de la Vuelta est prêt à prolonger le bras de fer avec le manager de l'équipe : «En décembre, Bruyneel était d'accord pour que je revienne après la suspension. Maintenant, il ne me dit pas pourquoi. Si Bruyneel ne veut pas de moi, c'est à lui de quitter l'équipe.»
Pour Vinokourov, reprendre la compétition chez Astana est aussi une façon dissimulée de refermer la parenthèse de deux années de suspension où il n'a jamais avoué s'être dopé : «Cela a été une période dure. J'ai fait le bilan par rapport aux amis, raconte le Kazakh. Mais je n'ai toujours pas de réponse (par rapport au contrôle qui a révélé des transfusions, ndlr). (...) Je veux montrer qu'on peut gagner sans dopage ». Même s'il n'a pas encore retrouvé d'équipe, « Vino » s'est déjà fixé un programme : le Tour de Pologne, le Tour d'Espagne puis le championnat du monde à Mendrisio. «Je me donne un ou deux ans pour restaurer mon image.» - A. T.-C., à Monaco

Pour gagner dans les prairies de l'Essex en août, sur un parcours olympique atypique,...