

Au lendemain de la victoire de Thomas Voeckler, c'est au tour de Pierrick Fédrigo (Bbox) de s'imposer, au sprint à Pau. Sandy Casar a fini deuxième. Alberto Contador reste en Jaune. Thor Hushovd a récupéré le Maillot Vert.
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- VIDEO : le résumé de l'étape (en savoir plus)
- Hushovd reprend le Vert (en savoir plus)
- Après la colère, l'accolade (en savoir plus)
- Voigt résiste au crash (en savoir plus)
- Fédrigo : «Les nerfs ont craqué» (en savoir plus)
- Armstrong : «Toujours combatif» (en savoir plus)
- Moreau: «Rien à perdre» (en savoir plus)
- L'analyse de Jean-François Bernard (en savoir plus)

Le peloton va profiter mercredi de sa deuxième journée de repos pour reprendre des forces avant la 17e étape, entre Pau et le Col du Tourmalet (174 km), l'étape reine de ce Tour de France 2010. Les favoris auront les cols de Marie-Blanque (1re cat.), du Soulor (1re cat.) et l'arrivée au sommet du Tourmalet pour régler leurs comptes (hors-cat.). Et comme si ce parcours dantesque ne suffisait pas, des orages sont annoncés... A jeudi !
Les RadioShack et les Caisse d'Epargne se sont neutralisés dans la course au classement par équipes. Avec deux coureurs chacune dans l'échappée du jour, les deux formations restent séparées par 4'27", à l'avantage de RadioShack.
Le Maillot Blanc reste propriété d'Andy Schleck (Saxo Bank), 2e du général. Le Luxembourgeois possède 4'53" d'avance sur Robert Gesink (Rabobank) et 7'50" sur Roman Kreuziger (Liquigas-Doimo).
La bataille fut également animée pour le Maillot à Pois. Elle a permis à Christophe Moreau (Caisse d'Epargne) de se mettre en évidence et en Anthony Charteau de limiter les dégats. Pourquoi ? Car le Nantais ne compte plus que quinze points d'avance sur le Belfortain. Il restera encore 73 points à prendre jeudi lors de l'ultime épisode pyrénéen de ce Tour.
Thor Hushovd (Cervélo), 10e de l'étape, a ramassé quelques points qui lui ont permis de reprendre les commandes du classement par points. Il devance de 4 points Alessandro Petacchi (Lampre) et de 29 unités MArk Cavendish (HTC-Columbia).
Malgré les grandes manoeuvres en début d'étape, Alberto Contador (Astana) n'a pas creusé l'écart sur ses adversaires directs pour la victoire finale. Le Madrilène possède toujours 8" d'avance sur Andy Schleck (Saxo Bank) et 2' sur Samuel Sanchez (Euskaltel), un temps en difficulté.
Thor Hushovd (Cervélo) a aisément réglé le sprint du groupe Maillot Jaune, à 6'45". Le Norvégien reprend par la même occasion le Maillot Vert.
Fedrigo offre une sixième victoire à la France sur ce Tour 2010. Il faut remonter à 1997 pour retrouver une telle performance des Tricolores (succès de Vasseur, Brochard, Desbiens, Virenque, Mengin et Rous).
Le Marmandais démarre à 200m de la ligne et résiste au retour de Sandy Casar (FDJ). Ruben Plaza (Caisse d'Epargne) prend la 3e place. Lance Armstrong (RadioShack) est 6e. C'est la 3e victoire de Fédrigo sur le Tour (après Gap en 2006 et Tarbes en 2009), la 2e des BBox et la 6e des Français pour cette édition.
Barredo a été repris avant la flamme rouge...
Le jury a décerné le Prix de la Combativité à Carlos Barredo (Quick Step)
A 1500m de l'arrivée, Barredo a un gros coup de barre. C'est Plaza qui ramène tout le monde.
Sous la banderole des trois derniers kilomètres, Barredo garde encore 13" d'avance sur le groupe Armstrong. L'Espagnol se vide littéralement dans ce final.
Ça n'a finalement pas trainé pour le Néerlandais qui a réintégré le groupe Maillot Jaune.
Robert Gesink (Rabobank) a été victime d'une crevaison à douze kilomètres de l'arrivée et va devoir rentrer seul sur le peloton.
A moins de dix kilomètres de l'arrivée, Barredo a repris un peu de marge pour compter 20" d'avance sur ses poursuivants. Ces derniers l'ont cependant en ligne de mire. Le peloton est revenu à huit minutes.
Si Barredo est repris, la victoire se jouera vraisemblablement au sprint. En 1993, Lance Armstrong remporte sa première victoire d'étape sur le Tour (Châlons-sur-Marne - Verdun). Le Texan s'impose ce jour-là en réglant au sprint un groupe d'échappés où l'on retrouve entre autres Raùl Alcala, Ronan Pensec, Dominique Arnould et Stephen Roche. Et si L.A. bouclait la boucle de son histoire avec la Grande Boucle en s'adjugeant sa dernière victoire d'étape dans les mêmes conditions que la première?
"Jurgen Van den Broeck a tenté sa chance dans le col de Peyresourde, première difficulté de la journée. Il faut cependant admettre que les Astana et les Saxo Bank ont imprimé un rythme infernale en début d'étape qui a mis en difficulté Sanchez ou encore Rodriguez. Menchov, 4e et Schleck, 2e, ont sans doute préféré se préserver pour l'étape de jeudi. Comme c'est le cas de la plupart des coureurs."
"Pourquoi aucun des coureurs du top 5 n'a tenté ou ne tente de s'échapper ?" (de joe002)
Encore vingt kilomètres pour Barredo et ça devient de plus en plus difficile pour lui. Il ne compte plus que 25" d'avance sous la banderole des 20 derniers kilomètres.
A un peu plus de 25 kilomètres de l'arrivée, Barredo continue de maintenir son effort mais ne possède plus que 35" d'avance sur ses anciens compagnons d'échappée. Le peloton a commencé à embrayer et notamment les équipiers de Hesjedal (Garmin), Rodriguez (Katioucha) ou encore Van den Broeck (Omega Pharma-Lotto) qui doivent défendre une place dans le top 10.
Ruben Plaza (Caisse d'Epargne) est virtuellement 6e du général. L'Espagnol est l'un des nombreux coureurs liés aux affaires de dopage et notamment à l'Operation Puerto. 5e de la Vuelta 2005 après le déclassement du vainqueur Roberto Heras, Plaza a notamment remporté une étape du Tour d'Espagne sur un contre-la-montre. La suite de sa carrière, liée à la révélation de son implication dans l'affaire Puerto, fut en revanche beaucoup plus chaotique. Depuis trois ans, il a obtenu la confiance de l'équipe Caisse d'Epargne pour épauler Alejandro Valverde ou encore Luis Leon Sanchez.
Le groupe de poursuite a passé le sprint de Bielle à 43" de Barredo.
1. Barredo (6 pts), 2. Moreau (4 pts), 3. Armstrong (2 pts).
Barredo a pris des risques en partant seul car il doit faire face à un léger vent de face jusqu'à l'arrivée à Pau. L'Espagnol fait pourtant forte impression.
A 40 kilomètres du terme de l'étape, Carlos Barredo possède à 25" d'avance sur ses anciens compagnons d'échappée. Le peloton est à 9'15".
Sandy Casar (FDJ), Jurgen Van de Walle (Quick Step), Chris Horner et Lance Armstrong (RadioShack), Christophe Moreau et Ruben Plaza (Caisse d'Epargne), Pierrick Fédrigo (BBox Bouygues Telecom) et Damiano Cunego (Lampre).
A 45 kilomètres de l'arrivée, Barredo a placé une attaque tranchante pour prendre seul la tête de la course. Personne n'a réagi chez les échappés.
Le peloton passe au sommet du col d'Aubisque avec 9'45" de retard sur les échappés. Une descente de 17 kilomètres s'engage jusqu'à Laruns. Il restera ensuite 45 kilomètres de vallée jusqu'à Pau.
Pau est ville-étape pour la 63e fois. C'est, après Paris et Bordeaux, la ville la plus visitée par le Tour. Selon le parcours, elle a autant souri à des sprinteurs qu'aux plus grands ténors de la Petite Reine comme Robic, Coppi, Bahamontes, Hinault ou Delgado. La capitale du Béarn accueillit une journée de repos du peloton en 2007 et 2008. Ce sera à nouveau le cas cette année... avant la décisive étape Pau - Col du Tourmalet jeudi.
1. Moreau (40 pts), 2. Fédrigo (36 pts), 3. Horner (32 pts), 4. Plaza (28 pts), 5. Armstrong (24 pts), 6. Cunego (20 pts), 7. Barredo (16 pts), 8. Van de Walle (14 pts), 9. Casar (12 pts).
"Les échappés ont perdu deux coureurs et ils ne sont plus que huit devant. Le sprint à huit reste relativement ouvert. Cunego et Fédrigo semblent les plus rapides mais il faudra prendre garde également à Barredo, Armstrong ou encore Horner."
"Lequel des 10 coureurs de tête est le plus rapide en cas d'arrivée groupée à Pau ?" (de jeremygloria)
Paolo Tiralongo (Astana) roule tranquillement en tête du peloton qui est désormais pointé à 8'50" des échappés. Il reste encore environ 70 kilomètres de course.
Fédrigo et Cunego ont pris une centaine de mètres d'avance sur Plaza, Cunego et Armstrong au sommet du col du Soulor. Il y a deux kilomètres de descente avant que la pente ne remonte crescendo pendant huit kilomètres vers l'Aubisque.
Carlos Barredo (Quick Step) en a remis une couche à moins de douze kilomètres du sommet. Plaza et Fédrigo sont revenus mais Armstrong a tergiversé, suivi par Cunego
On ne trouve plus que cinq hommes en tête de la course: Armstrong, Plaza, Barredo, Fédrigo et Cunego.
Dans les pentes les plus raides du col d'Aubisque, Lance Armstrong (RadioShack) place une accélération pour provoquer une sélection dans le groupe de tête. Barredo et Plaza, entre autres, ont suivi.
L'Aubisque figure au parcours du Tour pour la 71e fois. C'est un passage quasi obligé de la Grande Boucle : les coureurs l'ont d'ailleurs escaladé systématiquement lors des éditions entre 1910 et 1958. En 2007, Mickael Rasmussen, alors Maillot Jaune, s'y impose. Mais le Danois, au centre de rumeurs insistantes de dopage depuis le début de l'épreuve, est exclu le soir même par sa propre formation, Rabobank.
L'échappée du jour, qui a mis beaucoup de temps à se dessiner après un début d'étape très animé, possède actuellement 7'15" d'avance sur un peloton emmené par les Astana du Maillot Jaune Alberto Contador, tout ceci à 17 kilomètres du sommet du col d'Aubisque.
Denis Menchov (Rabobank) a connu un problème de dérailleur. Il a été vite assisté avant de réintégrer le peloton.
"Le versant emprunté aujourd'hui par les coureurs (17,1kms à 7,4%) est un peu moins long et moins difficile que celui qui sera escaladé jeudi (18,3km à 7,7%). Aujourd'hui, les faux plat placés après Sainte-Marie-de-Campan permettaient de prendre peu à peu le rythme de la pente. Jeudi, il faudra tout de suite s'adapter avec des rampes à 7 et 8%. Plus on s'approchera du sommet, plus la pente sera dure. Le dernier kilomètre sera notamment à 10% de moyenne ! Ce sont presque des pentes rêvées pour faire des écarts."
"Bonjour, quelle face du Tourmalet est la plus difficile ?" (de thib1984)
Les dix hommes de tête ont passé Argeles-Gazost pour entamer l'ascension du col d'Aubisque. La montée s'effectue par le col du Soulor pour 29,2kms à 4,2% de moyenne. La pente est très irrégulière et se découpe en trois parties. La première propose deux kilomètres à la sortie d'Argles-Gazost à plus de 8%. Dix kilomètres de faux plat suivent jusqu'à Arrens-Marsous où la pente va se redresser pendant huit kilomètres jusqu'au col du Soulor. On trouvera notamment 3 bornes à 8,5% de moyenne. Une petite descente suit avant une remontée vers le col d'Aubisque. Le dernier kilomètre est à 7%.
A 90 km de l'arrivée, les hommes de tête ont désormais 6'19" d'avance sur le peloton et le Maillot Jaune.
Faute de pouvoir s'arrêter dans une auberge pyrénéenne afin de déguster un peteram, un plat de tripes de mouton fortement apprécié par les autochtones au même titre que la pistache luchonnaise (cassoulet au mouton), les hommes de tête vont se restaurer grâce à leurs musettes ramassées au point de ravitaillement de Soulom (km 102).
Nicolas Roche (ag2r) vient de réintégrer le peloton. Le coureur irlandais a été distancé dès la première difficulté du jour, le col de Peyresourde.
Anthony Charteau devrait arrêter les frais pour aujourd'hui. Le Nantais de la BBox a été repris par le peloton, pointé à 4'15" des hommes de tête. Charteau a pris 28 points pour le classement de la montagne depuis le début de l'étape.
Dix hommes sont en tête de la course dans la descente du col du Tourmalet, 3e des quatre cols au programme de la journée. Le Maillot à Pois Anthony Charteau est seul à 3'. Le groupe Maillot Jaune est à 3'45".
Le Tour emprunte de nouveau des routes descendantes. Le peloton se dirige pour le moment vers Barèges puis Luz-Saint-Sauveur. La descente du Tourmalet est rapide et se court à tombeau-ouvert.
Le peloton passe à son tour au sommet du point culminant de cette Grande Boucle, à 3'40" du groupe de tête.
1. Moreau (20 pts), 2. Fédrigo (18 pts), 3. Cunego (16 pts), 4. Armstrong (14 pts) 5. Casar (12 pts), 6. Barredo (10 pts), 7. Plaza (8 pts), 9. Horner (7 pts), 10. Van de Walle (6 pts), 11. Konovalovas (5 pts).
A un kilomètre de sommet du Tourmalet, le groupe de tête possède 2'05" d'avance sur Charteau et 3'25" sur le peloton qui a légèrement accéléré.
L'épisode le plus mémorable du Tourmalet reste sans doute l'étape de 1969 reliant Luchon à Mourenx (214 kilomètres). Vexé par l'aveu de son équipier Martin Vandenbossche qui lui annonça son départ de la Faema, Merckx, piqué au vif, accéléra dans le Tourmalet, bascula seul en tête au sommet puis effectua plus de 100 kilomètres passant par l'Aubisque. Merckx n'avait rien à gagner, ni à perdre mais réussit là un formidable morceau de bravoure. A l'arrivée à Mourenx, ses premiers poursuivants se trouvèrent relégués à près de huit minutes.
Konovalovas est revenu sur le groupe de tête, constitué désormais de dix unités.
Au passage de La Mongie, soit à quatre kilomètres du sommet du Tourmalet, les neuf hommes de tête possèdent 15" d'avance sur Ignatas Konovalovas (Cervélo), 2'15" d'avance sur Anthony Charteau (BBox) et 3'40" sur le peloton qui a repris Hushovd et Kuschynski.
Le Maillot à Pois Anthony Charteau est également intercalé à 1'55" du groupe de tête. Le peloton, lui, est à 3'50" à un peu plus de six kilomètres du sommet.
Neuf hommes sont en tête à 7 kilomètres du sommet du Tourmalet: Sandy Casar (FDJ), Carlos Barredo et Jurgen Van de Walle (Quick Step), Chris Horner et Lance Armstrong (RadioShack), Christophe Moreau et Ruben Plaza (Caisse d'Epargne), Pierrick Fédrigo (BBox Bouygues Telecom) et Damiano Cunego (Lampre). Hushovd et Kuschynski se sont intercalés à 3'. Le peloton est à 3'30".
Thor Hushovd (Cervélo) a accéléré en tête de peloton, suivi par Aleksandr Kuschynski (Liquigas). Trois hommes ont ensuite tenté de le suivre.
Sandy Casar (FDJ), Jurgen Van de Walle (Quick Step), Lance Armstrong (RadioShack), Christophe Moreau (Caisse d'Epargne), Pierrick Fédrigo (BBox Bouygues Telecom), Damiano Cunego (Lampre).
Le Maillot Jaune Alberto Contador (Astana) est descendu vers la voiture de son directeur sportif d'Alain Gallopin pour faire contrôler son dérailleur. Au cas où...
Cunego et Fédrigo sont revenus sur Armstrong à 10 kilomètres du sommet. Le trio possède 2'30" d'avance sur le peloton.
Quoi de plus banal que dire que Le Tourmalet fait partie intégrante de la légende du Tour. Il s'agit tout simplement du col qui a été le plus escaladé par les coureurs de la Grande Boucle (76 fois avant aujourd'hui). Le Tourmalet figurait au parcours de la première étape pyrénéenne de haute-montagne en 1910. Octave Lapize l'avait franchi en premier et en solitaire, effectuant quelques dizaines de mètres à pied en poussant son vélo pour parvenir à ses fins. L'an passé, c'est Franco Pellizotti qui arriva le premier à son sommet. Afin de célébrer son centenaire sur le Tour, le Tourmalet sera franchi deux fois cette année, aujourd'hui et jeudi, par deux versants différents. Une stèle en mémoire de Jacques Goddet, directeur du Tour de 1936 à 1987, est érigée en son sommet. L'Espagnol Federico Bahamontès est le recordman des passages en tête (4) en haut de ce col mythique.
Alors qu'Armstrong creuse l'écart, Cunego et Fédrigo tentent de collaborer pour revenir sur le septuple vainqueur du Tour. Le peloton est à 2' de ce dernier.
Le col du Tourmalet va être escaladé par le versant ouest, depuis Sainte-Marie-de-Campan. La pente est longue de 17,1km à 7,4% de moyenne. Après cinq kilomètres de faux-plat, la pente va s'élever pour ne jamais redescendre en dessous de 8%. Le 12e kilomètre est même à 10%.
Le "Boss" frappe fort en ce début d'étape ! Il accélère et dépose tranquillement Casar à 12 kilomètres du sommet du Tourmalet.
Le groupe Maillot Jaune s'est relevé et semble laisser partir Casar et Armstrong avec 1'05" de retard. Moreau, Van de Walle, Fédrigo et Cunego sont en contre à 15".
Lance Armstrong est revenu sur Sandy Casar. Le Texan a fait la jonction assez vite alors que les attaques ont repris en tête du groupe Maillot Jaune.
Les poursuivants ont été repris par le peloton dans les premiers lacets du Tourmalet. Sandy Casar (FDJ) est désormais seul en tête avec 30" d'avance sur le groupe Maillot Jaune.
Sur la lancée d'un début étape très animé, Sandy Casar (FDJ) est seul en tête au pied du col du Tourmalet. Il devance ses anciens compagnons d'échappée Lance Armstrong (RadioShack) ou encore Roman Kreuziger (Liquigas) de 20" et le groupe Maillor Jaune limité à une trentaine de coureurs à 40".
Robert Gesink (Rabobank) est victime d'une crevaison et va devoir rentrer seul dans le groupe des favoris.
Sandy Casar (FDJ) est seul en tête avec 15" d'avance sur ses anciens compagnons d'échappée et 40" sur le groupe des favoris.
Le groupe Sanchez-Gesink-Rodriguez a effectué la jonction avec le groupe Maillot Jaune. Une trentaine de coureurs le constitue.
Cunego, sorti dans les derniers hectomètres d'ascension du col d'Aspin, est revenu sur le groupe de tête constitué désormais de 11 coureurs.
Sandy Casar fait l'effort dans la descente très roulante du col d'Aspin. Il est désormais seul en tête.
Le groupe Maillot Jaune est passé à 20" au sommet du col d'Aspin. Le groupe Sanchez a suivi à 39".
1. Charteau (15 pts), 2. Casar (15 pts), 3. Kreuziger (11 pts), 4. Hesjedal (9 pts), 5. Sastre (8 pts), 6. Rui Costa (7 pts), 7. Capecchi (6 pts), 8. Armstrong (5 pts).
Anthony Charteau (BBox Bouygues Telecom) a une certaine avance sur Jérôme Pineau, hors du coup aujourd'hui. Quid de Damiano Cunego (Lampre), 3e de ce classement ? Il est dans le groupe Maillot Jaune. Pour faire simple, 70 points sont à prendre jeudi pour la dernière étape pyrénéenne mais Charteau a eu la bonne idée et surtout les jambes pour prendre l'échappée du jour. S'il passe en tête de tous les cols aujourd'hui, il peut mathématiquement s'assurer le Maillot à Pois.
Alors que les coureurs sont dans la partie difficile de l'ascension du col d'Aspin, les échappés gardent 23" d'avance sur le groupe Contador. Le groupe Sanchez-Gesink pointe à 55".
Samuel Sanchez est en compagnie d'un équipier, Ivan Velasco. Le suivent également Robert Gesink (Rabobank), Joaquin Rodriguez (Katioucha), Luis Leon Sanchez (Caisse d'Epargne), Rafael Valls (Footon-Servetto) ou encore Sergio Paulinho (RadioShack).
Le groupe Maillot Jaune est réduit à une quinzaine de coureurs sous l'impulsion d'Aerts. Samuel Sanchez (Euskaltel), 3e du général, et Robert Gesink (Rabobank), n'y figurent pas. Ils pointent à une quinzaine de secondes.
Le vainqueur du Tour 2008 relance l'échappée et réduit le groupe de tête à dix coureurs. Gorka Verdugo (Euskaltel) fait notamment parti des lâchés. Le peloton pointe à 20".
Cadel Evans (BMC), touché au coude depuis l'étape de Morzine, a été distancé du peloton, sous l'impulsion des Omega Pharma-Lotto. Actuellement, c'est Mario Aerts qui travaille pour Jurgen Van den Broeck.
"Anthony Charteau peut-il gagner le classement de la montagne dès aujourd'hui ?" (de Scubadiver)
Denis Menchov et Robert Gesink ont désormais un coureur pour relayer les Astana. On voit notamment Juan Manuel Garate.
Sylvester Szmyd (Liquigas) emmène encore et toujours le groupe de tête qui ne possède plus que 30" d'avance sur le groupe Maillot Jaune.
Les échappés entament le col d'Aspin avec 35" d'avance seulement. Le col d'Aspin propose par son versant le plus dur 12,5kms à 6,3% de moyenne. La seconde moitié est sans doute la plus difficile puisqu'elle proposera 5kms à près de 8 % de moyenne.
Lance Armstrong et Chris Horner (RadioShack), Bradley Wiggins (Sky), Anthony Charteau (BBox Bouygues Telecom), Sandy Casar (FDJ), Alexandre Vinokourov (Astana), Carlos Sastre (Cervélo) Rui Costa (Caisse d'Epargne), Roman Kreuziger et Sylvester Szmyd (Liquigas), Eros Capecchi (Footon-Servetto), Gorka Verdugo (Euskaltel), Ryder Hesjedal (Garmin-Transitions) et Matthew Lloyd (Omega Pharma-Lotto).
Le leader de l'équipe Omega Pharma-Lotto a été repris peu avant la fin de la descente, à Bordères-Louron. Le peloton roule à vive allure et est revenu à 50" des hommes de tête.
L'avantage des quatorze hommes de tête passe au-dessus de la minute au Km 23. Il est d'1'05". Derrière, Van den Broeck commence à se relever.
Lâché dans le col de Peyresourde, Nicolas Roche (ag2r) a réintégré le peloton grâce à l'aide précieuse de...John Gadret (ag2r).
Au km 18, Van den Broeck chasse à 30" du groupe de tête. Le peloton est à 50".
Les échappés démarrent une descente longue d'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Arreau. Barredo a été distancé du groupe d'échappés mais Charteau, Vinokourov et Sastre l'ont, en revanche, intégré. Sandy Casar (FDJ) figure également dans ce groupe.
1. Szmyd (15 pts), 2. Charteau (13 pts), 3. Kreuziger (11 pts).
La course de mouvement continue. C'est au tour de Jurgen Van den Broeck (Omega Pharma-Lotto) de sortir du peloton à un kilomètre du sommet du col de Peyresourde.
Le Maillot à Pois Anthony Charteau (BBox) sort du peloton et emmène sur son porte-bagages Alexandre Vinokourov (Astana) et Carlos Sastre (Cervélo).
A quatre kilomètres du sommet, il n'y a plus que douze hommes en tête. Ils comptent 35" d'avance sur le peloton emmené par les Astana.
Le grimpeur polonais effectue le gros du travail pour les échappés qui ont désormais 40" d'avance. Le rythme était trop rapide pour Morabito, Gutierrez, Moinard, Martinez, Sivtsov qui sont distancés.
Lance Armstrong et Chris Horner (RadioShack), Bradley Wiggins (Sky), Rui Costa (Caisse d'Epargne), Carlos Barredo (Quick Step), Roman Kreuziger et Sylvester Szmyd (Liquigas), Nicolas Roche (ag2r), Eros Capecchi (Footon-Servetto), Gorka Verdugo et Egoi Martinez (Euskaltel), Amaël Moinard (Cofidis), José Ivan Gutierrez (Caisse d'Epargne), Kanstantsin Siutsou (HTC-Columbia), Ryder Hesjedal (Garmin-Transitions), Steve Morabito (BMC) et Matthew Lloyd (Omega Pharma-Lotto).
Le leader de l'équipe Liquigas Ivan Basso est en grosse difficulté, à l'arrière d'un peloton réduit à une quarantaine de coureurs.
Vainqueur d'étape, Thomas Voeckler (BBox) a été lâché du peloton. Le Maillot Vert Alessandro Petacchi a également été distancé.
A moins de six kilomètres du sommet du col de Peyresourde, le groupe de tête, où l'on retrouve Lance Armstrong, possède 20" d'avance sur le peloton.
Par son versant le plus long, le col de Peyresourde propose aujourd'hui 11 kilomètres à 7,4% de moyenne. La pente peut aller jusqu'à 11% et reste assez irrégulière.
Lance Armstrong (RadioShack) est parti, lui aussi, à l'abordage. Il tente de rejoindre des coureurs comme Egoi Martinez (Euskaltel), José Ivan Gutierrez (Caisse d'Epargne) ou encore Eros Capecchi (Footon-Servetto).
Ryder Hesjedal (Garmin-Transitions) a lancé la première offensive au Km 1. Il est suivi par Rémy di Gregorio (FDJ).
Le départ réel a été donné à 172 coureurs. On démarre fort tout de suite avec les 11 kilomètres d'ascension du col de Peyresourde.
Les coureurs sont sortis de Bagnères-de-Luchon et entament le col de Peyresourde. Le départ n'a pas encore été donné.
Les coureurs viennent de prendre le départ fictif de cette 16e étape entre Bagnères-de-Luchon et Pau.
Le village-départ ferme ses portes, le départ fictif est sur le point d'être donné. Bonne étape à tous !
thomas_lequipe le vélo de Petacchi. pas sûr de voir le vert galant sprinter à Pau ce soir #TwitPict http://twitpic.com/26yo5j
Vicitime d'une crevaison dans le port de Balès, Nicolas Roche (ag2r) n'a que peu goûté le fait de ne pas avoir été attendu par John Gadret, très bon hier. Sa colère l'a même invité à dire ce qu'il pense sur son compte twitter avant de se raviser, pensant sans doute que ce n'était pas le bon procédé à employer. "S'il l'avait attendu, Nicolas serait peut-être revenu sur le groupe devant et aurait sauvé une minute, pas plus", a d'ailleurs analysé de son côté le manager général Vincent Lavenu pour L'Equipe. Il semblerait en fait que Gadret avait l'oreillette retirée au moment de l'incident.
Même si on aimerait voir de grandes offensives de la part des leaders,c’est une étape taillée pour les baroudeurs avec une ascension d’entrée etun dernier sommet à plus de 60 km de l’arrivée. L’échappée intéressera auplus haut point les candidats au maillot du meilleur grimpeur : onpourrait retrouver à l’avant des coureurs comme Sylvain Chavanel, JérômePineau, Damiano Cunego ou Anthony Charteau.
Jean-Paul Van Poppel (directeur sportif de Cervélo) : « Hier, nous avons essayé de lancer la bataille pour le Maillot Vert dans les Pyrénées au lieu d’attendre lesétapes de plaine. Mais Petacchi est resté dans la roue de Hushovd pendantles deux premières heures. Aujourd’hui, cela semble impossible. Le premiersprint intermédiaire se situe après les quatre ascensions. »
Laurent Fignon est un peu un régional de cette 16e étape. Le vainqueur duTour de France en 1983 et 1984 a installé son centre d’entraînement àBagnères-de-Bigorre au pied du Tourmalet.
Malade, Bram Tankink (Rabobank) ne prendra pas le départ de cette 16e étape, tout comme Iban Mayoz (Footon), qui avait chuté avant la l'ascension du Port de Balès.
Après un départ sous un ciel largement ensoleillé, le peloton va ensuiterouler sous un ciel de plus en plus nuageux, mais sans risque deprécipitations. La température va progressivement grimper de 21 degrés aumoment du départ à 27 degrés à l’arrivée, avec un peu plus de douceur auxsommets.
Haut de 2.115 m, le Tourmalet est le point culminant du Tour de France. Lepremier coureur à franchir le col recevra 5.000 euros au titre du souvenirJacques Goddet. Un deuxième prix, le souvenir Henri-Desgranges seraattribué jeudi à l’arrivée de l’étape Pau - Tourmalet
En hommage à la première traversée des Pyrénées en 1910 et aux grandsépisodes de ce massif, les organisateurs ont aligné quatre colshistoriques sur les 199,5 km de cette étape : avec Peyresourde (11 km à7,4 %), Aspin (12,3 km à 6,3%), Tourmalet (17,3 km à 6,1 %) et Aubisque(29,2 km à 4,2 %) avant 60 km de descente et de vallée vers Pau. Arrivéeentre 17h15 et 17h55.
"Mauvais détour" en patois, le Tourmalet fait partie de ces cols qui ont façonné la légende du Tour de France. Retour sur quelques épisodes fondateurs avant l'étape Luchon-Pau. Lire la suite
Carlos Sastre (Cervélo): « Hier, c’était de la MotoGP pendant les 100 premierskilomètres. C’était trop rapide. Cela explique aussi les écarts créés dansla montée entre les coureurs du classement général. Je me sens de mieux enmieux. Il faut voir ce que je peux faire aujourd’hui. »
L'étape du jour n'est pas la photocopie parfaite de la deuxième étape pyrénéenne de 1910 puisque celle-ci reliait Luchon à Bayonne sur 326 kilomètres. Si la première partie passant par les cols de Peyresourde, d'Aspin, du Tourmalet et d'Aubisque correspond, la suite diffère. En 1910, les coureurs devaient encore enchaîner plus de 150 kilomètres pour rejoindre le Pays Basque. Le col d'Osquich était encore au programme. Octave Lapize (ici dans le Tourmalet) s'esclaffa alors devant les organisateurs: "Vous êtes des criminels". Le Francilien avait bouclé l'étape après plus de 14 heures de course. Certains avaient même dû partir à l'aube pour s'assurer d'en finir...
Thomas Voeckler (BBox), vainqueur à Bagnères-de-Luchon, est devenu le 36e vainqueur d'étape sur le Tour avec le maillot de champion de France sur les épaules. Le dernier fut Jacky Durand (Castorama) à Cahors en 1994.
Les coureurs ont aujourd'hui rendez-vous avec l'Histoire du Tour à moins que ce ne soit plutôt l'Histoire du Tour qui a rendez-vous avec eux. Tout dépend du point de vue dans lequel on se situe. En tous les cas, ils se dirigent vers là où tout a commencé, il y a 100 ans. Et avant de prendre leur destin en main, les "forçats de la route" passent par le village-départ. Retrouvez-en les derniers échos.