

Profitant d'un saut de chaîne d'Andy Schleck, qui venait d'attaquer dans la dernière ascension, Alberto Contador a lâché son grand rival pour finir 39 secondes devant lui. L'Espagnol s'empare du même coup du Maillot Jaune pour la première fois cette année. Mais avant lui, c'est le Français Thomas Voeckler qui avait fait le spectacle en remportant à Bagnères-de-Luchon la cinquième française de l'édition 2010.
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- VIDEO : Le résumé de l'étape (en savoir plus)
- Schleck, le coup de la panne (en savoir plus)
- Schleck : «En colère» (en savoir plus)
- Contador ne savait pas (en savoir plus)
- Voeckler : «Je ne l'ai pas volé» (en savoir plus)
- Bruyneel : «Pas de cadeau» (en savoir plus)
- Sanquer : «En parler avec Alberto» (en savoir plus)
- L'analyse de Jean-François Bernard (en savoir plus)

Troisième étape pyrénéenne mardi, entre Luchon et Pau (199,5 km). Les coureurs escaladeront, comme il y a cent ans, les cols mythiques de Peyresourde, d'Aspin, du Tourmalet et de l'Aubisque. Schleck va-t-il passer à l'attaque pour reprendre le Maillot Jaune ou attendre l'étape de jeudi? Le Maillot à Pois, porté par Charteau, va-t-il changer d'épaules? Réponse demain !
RadioShack a repris la tête du classement par équipes à la Caisse d'Epargne grâce aux bonnes places de Leipheimer, Armstrong et Klöden. L'équipe Caisse d'Epargne craque légèrement et se retrouve à 4'27".
Andy Schleck (Saxo Bank) perd le Maillot Jaune garde le Blanc, celui de meilleur jeune. Robert Gesink (Rabobank) est 2e à 4'53" et Roman Kreuziger (Liquigas-Doimo), 3e à 7'50".
Thomas Voeckler (BBox Bouygues Telecom) est le principal bénéficiaire de cette journée dans la course au Maillot à Pois. Avec les points doublés au sommet du port de Balès (hors catégorie), Voeckler est remonté au 3e rang du classement. Il reste à distance respectable de son coéquipier Anthony Charteau, leader avec 115 pts soit 23 de mieux que Jérôme Pineau (Quick Step).
En attendant son arrivée, Alessandri Petacchi devrait rester Maillot Vert. La bagarre de début d'étape aurait pu provoquer des changements mais le statu quo a demeuré. Le sprinter italien de la Lampre devance de 2 pts Thor Hushovd (Cervélo) et de 25 pts Mark Cavendish (HTC-Columbia).
Son attaque bien sentie à moins de trois kilomètres du sommet du port de Balès devait être un coup de maître. Elle s'est transformée en coup d'épée dans l'eau après un problème de dérailleur. Le Luxembourgeois a finalement cédé 39" mais surtout son Maillot Jaune de leader. Il est désormais devancé de 8" par Alberto Contador (Astana). Samuel Sanchez (Euskaltel), arrivé avec le Madrilène et avec son concurrent direct pour le podium Denis Menchov (Rabobank), reste 3e à 2'.
Le groupe Gesink arrive à 3'55" avec John Gadret (ag2r), Levi Leipheimer (RadioShack) et Ryder Hesjedal (Garmin-Transitions).
Schleck arrive avec Van den Broeck à 3'29". Il perd le Maillot Jaune pour 8".
Le groupe Contador, réglé par Lloyd Mondory, arrive à 2'50". On y trouve quelques échappés mais surtout Contador, Sanchez et Menchov.
Ballan devance Aitor Perez pour la 2e place. Le groupe Contador est dans le dernier kilomètre.
"Tit' jaune" s'impose à Luchon, un an après Perpignan, avec le maillot bleu-blanc-rouge sur les épaules. C'est le 5e succès français sur le Tour cette année.
L'Alsacien est dans le dernier kilomètre et va savourer une deuxième victoire d'étape sur le Tour.
Après plus de 90 kilomètres d'échappée, Voeckler arrive à Bagnères-de-Luchon où il lui reste encore deux kilomètres. Il rejoindrait un club fermé en s'imposant aujourd'hui: celui des vainqueurs d'étape avec le maillot de champion de France sur les épaules.
Schleck, Van den Broeck et Vinokourov, qui est revenu il y a quelques kilomètres, sont à 30". Il faut noter que le trio Contador-Snachez-Menchov a récupéré deux échappés, Roberts et Ivanov.
Le jury a décerné le Prix de la Combativité à Thomas Voeckler (Bbox).
Robert Gesink (Rabobank), John Gadret (ag2r), Ryder Hesjedal (Garmin-Transitions) et Levi Leipheimer (RadioShack). Il pointe à 40" du groupe Contador.
Voeckler est passé sous la banderole des dix derniers kilomètres. Derrière, Van den Broeck a pris le relais d'Andy Schleck dans la descente. Le duo belgo-luxembourgeois est toujours à 25" environ.
Samuel Sanchez tente de semer Contador et Menchov dans la descente. Les coureurs vont retrouver les pentes du col de Peyresourde. Derrière, Schleck et Van den Broeck sont à 24".
La première de la descente du port de Balès est assez rapide mais reste, en général, assez peu technique. Il faut envoyer du braquet sur de fréquentes portions de ligne droite jusqu'à l'arrivée.
Contador est passé avec Sanchez et Menchov à 4'11" au sommet du port de Balès. Le groupe Schleck suit à 4'27".
1. Voeckler (40 pts), 2. Perez Arrieta (36 pts), 3. Ballan (32 pts), 4. Van Summeren (28 pts).
Le Maillot Jaune est en train de fournir un gros effort pour revenir sur Contador, Sanchez et Menchov. Il est à 30".
Incroyable ! Après avoir placé une accélération à trois kilomètres du sommet, Andy Schleck a été victime d'un saut de chaîne. Alberto Contador en a profité pour placer une grosse accélération. Schleck doit être dépanné.
Le marquage serré entre les favoris a permis à Basso, Kreuziger ou encore Rodriguez de rentrer. Roche en a profité pour accélérer.
L'Alsacien se dirige logiquement vers une victoire d'étape. Il est dans le dernier kilomètre d'ascension.
Andy Schleck tente de lâcher ses compagnons au train. Il jauge puis relance. Le quintet fort du Tour se trouve ici. Il est à 5'20" de Voeckler.
Andy Schleck (Saxo Bank), Alberto Contador (Astana), Samuel Sanchez (Euskaltel), Denis Menchov (Rabobank) et Jurgen Van den Broeck (Omega Pharma-Lotto).
A un peu plus de cinq kilomètres du sommet, Sörensen s'est écarté pour une accélération d'Andy Schleck. Contador, Van den Broeck et Sanchez ont suivi.
"Tit 'jaune" tourne très bien les jambes dans ce port de Balès. A quatre kilomètres du sommet, il possède 48" d'avance sur Ballan, toujours intercalé, et 6'05" sur le peloton.
Le leader de l'équipe Sky Bradley Wiggins a été lâché du groupe des favoris. Le chemin de croix continue pour le Britannique.
A moins de six kilomètres du sommet du port de Balès, Voeckler possède 20" d'avance sur Alessandro Ballan et 5'50" sur le peloton réduit à une trentaine de coureurs.
A huit kilomètres du sommet, c'est la malchance qui s'abat sur l'Irlandais Nicolas Rocher (ag2r), victime d'une crevaison. Le mécano tarde à arriver...
Chris Anker Sörensen a pris le relais pour faire l'effort en tête de peloton. Il reste encore Jacob Fuglsang pour emmener Andy Schleck. Le peloton est revenu à moins de six minutes.
Après le premier replat de l'ascension, Voeckler accélère au train et lâche ses compagnons d'échappée. Il reste encore 8 kilomètres d'ascension.
C'est au tour du champion du Danemark Nicki Sörensen d'emmener le peloton qui ne pointe plus qu'à 6'45" des échappés.
A 9,5 kilomètres du sommet, Mondory, Turgort, Reda et Roberts ont été lâchés. Il reste donc six hommes en tête: Voeckler, Van Summeren, Vandborg, Perez, Ballan et Ivanov.
Dix hommes en tête de la course depuis le Km 90 abordent les pourcentages difficiles du dernier col de la journée, le port de Balès. Parmi eux, on y trouve trois Français: Sébastien Turgot et Thomas Voecklet (BBox Bouygues Telecom) ainsi que Lloyd Mondory (ag2r). Après avoir compté un avantage maximal de 11', ils ne possèdent plus que 7'30" d'avance à dix kilomètres du sommet du port de Balès.
Les coéquipiers du Maillot Jaune ont décidé d'imposer un rythme infernal dans les premiers faux-plats du port de Balès. Stauart O'Grady puis Jens Voigt donnent de leur personne. L'avantage des échappés tombent à 8'20".
Dans une légère descente vers Mauléon-Barousse, Iban Mayoz (Footon-Servetto) et Anthony Geslin (FDJ) ont été surpris par un virage et ont tapé le bas-côté. L'Espagnol semblait sérieusement touché mais il s'est relevé, conscient, avec de nombreuses éraflures.
Les échappés ont démarré l'ascension du port de Balès depuis Mauléon-Barousse (Km 146) pour 19.3kms à 6,1% de moyenne. Les sept premiers kilomètres sont en faux plat jusqu'aux granges de Crouhens. Par la suite, la pente s'élève brusquement pour atteindre tout de suite 11%. Le col propose trois replats mais des pentes souvent au-delà de 10%. Il y a même un passage à 17%.
Après un écart maximal de 10'45", l'avantage des échappés passent à 10'15" à 17 kilomètres du sommet du port de Balès.
La Barousse est une région montagneuse, voisine du Luchonnais, s'étalant de Siradan jusqu'au port de Balès. Le Barousse est également un fromage issu de la région et fabriqué à la main à base de lait de vache cru et affiné pendant 5 à 8 semaines. Sa forme est cylindrique.
Si les Ares et le Portet d'Aspet sont des cols historiques du Tour, le port de Balès est très contemporain. Découvert par la Route du Sud en 2003, le col fut un chemin pastoral jusqu'en 2007 date à laquelle il fut goudronné pour les besoins du Tour de France. Dans une véritable purée de pois, c'est Kim Kirchen qui était passé en tête au sommet pour la première fois.
Les échappés vont s'enfoncer dans la Barousse pour l'ascension du port de Balès. A 50 kilomètres de l'arrivée, ils ont 10' d'avance sur le peloton.
Ce sont des coureurs au profil de baroudeur et non de grimpeur que l'on retrouve devant. Néanmoins, Johann Van Summeren et Aitor Perez ont déjà prouvé qu'ils pouvaient être à l'aise dès que le dénivelé se durcit.
1. Turgot (6 pts), 2. Mondory (4 pts), 3. Ivanov (2 pts).
Alors que les échappés passent à Fronsac pour le deuxième sprint, le peloton vient de franchir le sommet du col des Ares avec 9'55" de retard.
"Des dix coureurs de tête, lequel a le plus de qualités de grimpeur?" (Lolo51300)
1. Voeckler (10 pts), 2. Turgot (9 pts), 3. Vandborg (8 pts), 4. Van Summeren (7 pts), 5. Ivanov (6 pts) et Reda (5 pts).
A l'occasion du centenaire du passage dans les Pyrénées, L'Equipe revient sur les grands moments du Tour dans ce massif. Aujourd'hui, le quotidien évoque en partie l'étape Pau - Superbagnères de 1986. Après sa démonstration de la veille dans les difficiles cols du Pays Basque (Burdincurutcheta, Bagargui et Marie-Blanque), Bernard Hinault assomme Greg Lemond qu'il relègue à près de quatre minutes. Le lendemain, "le Blaireau" attaque dans le col du Tourmalet et tente, une nouvelle fois, de distancer tous ses adversaires. Mais il coince très vite dans le col d'Aspin puis dans celui de Peyresourde avant d'exploser dans la difficile montée vers Superbagnères. Il cèdera 4'39" à son équipier et rival américain et relancera complètement ce dernier dans la course à la victoire.
Dans les prémices du col des Ares, Jurgen Van den Broeck (Omega Pharma-Lotto) est victime d'une crevaison. Il est ramené par Sebastian Lang.
Classé 2e catégorie cette année, le Col des Ares (6,1 km à 4,7 %) figure sur le parcours de la Grande Boucle pour la 39e fois. Octave Lapize a été le premier à le franchir à tête, lors du Tour 1910 qui inaugurait le passage dans les Pyrénées. L'Allemand Sébastien Lang est le dernier à avoir pris le maximum de points à son sommet, en 2008.
Thomas Voeckler (BBox Bouygues Telecom) et Sergueï Ivanov (Katioucha) sont les seuls à s'être imposé sur les routes du Tour. L'Alsacien l'a emporté l'année passée à Perpignan tandis que le Russe s'était imposé quelques jours plus tard à Besançon. Il l'avait également emporté en 2001, à Aix-les-Bains.
Le peloton, emmené par les Saxo Bank, passe au Km 108 avec 8'15" de retard sur les hommes de tête.
Champion olympique en 1992 et jeune coureur en devenir au sein de sa nouvelle formation Motorola, Fabio Casartelli a vu son destin s'arrêter brusquement le 18 juillet 1995 dans la descente du col de Portet d'Aspet, que le Tour emprunte également dans le sens de la descente aujourd'hui. A plus de 80km/h, la tête du coureur italien heurta violemment un muret placé dans un virage. Il succomba quelques heures plus tard de son choc. Le lendemain, l'étape est neutralisée. L'équipe de Motorola franchit en tête la ligne d'arrivée devant l'ensemble du peloton. Trois jours plus tard, Lance Armstrong s'impose en solitaire en levant les doigts vers les cieux, en signe d'hommage à son coéquipier. Depuis octobre 1995, une stèle placée cinquante mètres avant le fameux virage honore sa mémoire. Armstrong est aujourd'hui le seul coureur du peloton à avoir vécu cet épisode tragique du Tour.
1. Voeckler (10 pts), 2. Turgot (9 pts), 3. Mondory (8 pts), 4. Vandborg (7 pts), 5. Perez Arrieta (6 pts) 6. et Ivanov (5 pts).
Dix hommes dont trois français (Thomas Voeckler, Sébastien Turgot et Lloyd Mondory) se sont échappés avant le ravitaillement d'Aucazein. A 500 mètres du sommet du col de Portet d'Aspet, ils possèdent 6'35" d'avance sur le peloton.
Selon nos informations, Vincent Lavenu (ag2r) serait particulièrement intéressé par la venue de Sébastien Turgot (BBox Bouygues Telecom). Le routier-sprinteur obtiendrait une hausse de salaire substantielle pour renforcer l'équipe savoyarde.
Les hommes de tête ont parcouru 47,3 km dans la deuxième heure de course. Leur vitesse moyenne depuis le début de l'étape est désormais de 47,4 km/h.
Mauro Santambrogio (BMC) abandonne. L'équipier de Cadel Evans, malade, souffrait depuis le début de l'étape.
Le col est long de 5,6kms à 7,2% depuis la sortie de Saint-Lary et sa difficulté va crescendo. Après Portet d'Aspet, il propose même 1500 mètres à 11% de moyenne.
Les dix hommes de tête attaquent l'ascension du col du Portet d'Aspet avec 3'20" d'avance sur le peloton.
Le peloton s'est complètement relevé. Il a 1'50" de retard sur les dix hommes de tête. On y retrouve trois Français: Voeckler, Turgot et Mondory.
Johan Van Summeren (Omega Pharma-Lotto), Brian Vandborg (Liquigas-Doimo), Luke Roberts (Milram), Sergueï Ivanov (Katioucha), Lloyd Mondory (ag2r), Alessandro Ballan (BMC), Francesco Reda (Quick Step), Thomas Voeckler et Sébastien Turgot (BBox Bouygues Telecom) et Aitor Perez Arrieta (Footon-Servetto)
C'est l'heure du ravitaillement pour les hommes de tête qui arrivent à Aucazein (km 91,5). Les musettes ont-elles été garnies, au départ de Pamiers, de portion de cassoulet, la cité ariégoise étant réputée pour sa variété de haricot? Le cassoulet de Pamiers a d'ailleurs sa propre recette : on y ajoute des pommes de terre, mais aussi du jambon de pays et parfois de la chair de perdrix. Pas pratique, on l'admet, à déguster en selle...
Luke Roberts (Milram) et Brian Vandborg (Liquigas) sont seuls en tête avant le ravitaillement. Cinq coureurs sont sortis en contre derrière eux. Le peloton est à 20".
"Les équipes de sprinters se sont relayés en début d'étape à l'image des Milram, des Cervélo ou encore des Lampre pour le Maillot Vert. Il y avait un sprint intermédiaire à disputer, très important car les occasions de marquer des points sont de plus en plus rares jusqu'à Paris. Les écarts sont également assez serrés au classement du Maillot Vert donc chaque point compte. Le Maillot à Pois Anthony Charteau a également tenté de partir mais a été contrôlé par les Quick Step. Si une échappée, elle partira sans doute juste avant le ravitaillement d'Aucazein (Km 91.5)."
"Pourquoi le peloton ne laisse pas partir les coureurs pour former une échappée ?" (de soso24)
Une échappée d'envergure est en train de se préparer. Après une attaque de Nicolas Vogondy (BBox Bouygues Telecom) au Km 73, 22 coureurs se sont joints au Français. Le groupe possède 20" d'avance sur le peloton.
Après 70 kilomètres de course, le peloton emmène à vive allure alors que l'on s'enfonce vers Audressein. Depuis cette localité, la pente va s'élever vers le col de Portet d'Aspet.
Le champion de Suisse Martin Elmiger (ag2r) s'est porté à l'avant de la course au Km 66. Quatre coureurs ont contré.
Un groupe de quinze où figuraient le Maillot Vert Alessandro Petacchi (Lampre) et le Maillot à Pois Anthony Charteau a tenté de prendre les devants. Le peloton a cependant décidé que ce n'était pas encore l'heure de se relever. On peut dire que la course d'usure a déjà commencé.
Le peloton va passer dans quelques minutes à Saint-Girons. La capitale du Couserans a accueilli cinq fois le Tour en 1984, 1988, 1995, 2003 et 2009. C'est seulement cette année-là qu'une arrivée y fut jugée. Luis Leon Sanchez avait alors battu au sprint Sandy Casar.
1. Hunt (6 pts), 2. Knees (4 pts), 3. Pineau (2 pts).
L'équipe Lampre assure le train en tête de peloton, à cinq kilomètres du sprint de Clermont. On prépare le terrain pour Alessandro Petacchi.
Le peloton a roulé à vivre allure durant la première heure de course : 47,5 km/h !
Le peloton roule à vive allure et se dirige vers Le Mas-d'Azil. Comme Carla-Bayle, le village fut habité par des huguenots. Ces derniers cherchèrent notamment à négocier leur reddition face à Louis XIV avant de défendre leur ville en 1625. Plus tard, c'est une grotte préhistorique qui fut découverte. Les peintures trouvées sont d'une importance majeure puisqu'elles datent de l'une des toutes dernières époques de la Préhistoire, l'Epipaléolithique.
Au Km 37, les attaques se succèdent toujours en tête de peloton mais aucune d'entre elles ne mènent à une échappée. Un sprint intermédiaire est à suivre dans moins de vingt kilomètres.
L'histoire de Carla-Bayle remonte à près de trois millénaires, la localité est alors un oppidum gallo-romain. C'est ensuite au XVIe siècle, que Carla-Bayle connaîtra un certain essor en devenant un lieu de refuge des protestants lors des guerres de religion. Carla-Bayle tient son nom de Pierre Bayle, philosophe du XVIIe siècle né dans le village et qui critiqua ardemment Louis XIV et une certaine France chrétienne.
1. Fédrigo (3 pts), 2. Hushovd (2 pts), 3. Petacchi (1 pt).
Le peloton se dirige groupé vers la côte de Carla-Bayle, ascension répertoriée en 4e catégorie et longue de 3,1kms à 4,1%.
Dans la descente vers Pailhès puis Artigat, Andy Schleck s'est retrouvé dans un deuxième peloton. Le Maillot Jaune a été soutenu par ses équipiers avant d'être réintégré dans le groupe principal.
Après une première partie contournant les premiers grands cols ariégeois (Port, Rille, Crouzette), l'étape du jour va prendre la direction du Couserans en passant par le col de Portet d'Aspet et le col des Ares. Ces deux difficultés sont assez abordables. La sélection devrait donc se faire dans le difficile port de Balès (hors catégorie). Les nombreux changements de rythme qu'il impose pourraient créer des écarts. La descente spectaculaire vers Bagnères-de-Luchon, terme de l'étape, également.
Le rythme du peloton est assez soutenu. Aucune échappée ne se dessine pour le moment.
Le Maillot à Pois Anthony Charteau (BBox Bouygues Telecom) a pris la poudre d'escampette. Il est accompagné de quatre hommes. La première côte du jour, celle de Carla-Bayle, se profile.
Van Summeren, raisonnablement bien placé au général, n'aura pas son ticket de sortie. Le Belge est repris par le peloton au Km 10.
Jérôme Pineau (Quick Step) a pris les devants au Km 7 avec Johan Van Summeren (Omega Pharma-Lotto). Le Normand s'est vite relevé mais pas le Belge qui a 10" d'avance sur le peloton.
Pavel Brutt (Katioucha) est le premier attaquant du jour. Il est parti au Km 3 mais a été rattrapé deux kilomètres plus loin.
Le départ réel a été donné à la sortie de Pamiers à 175 coureurs. Aucun non-partant n'est à déplorer.
Bonjour à tous. L'étape du jour a été lancée depuis Pamiers pour cinq minutes de défilé. Direction, Bagnères-de-Luchon pour 187.5km.
Didier Rous (directeur sportif de BBox Bouygues Telecom): « On a déjà gagné plusieurs étapes sur le Tour. Ramener le Maillot à Pois à Paris, ça nous ferait autant plaisir. On a beaucoup de coureurs à son service (au service d'Anthony Charteau). Il est encore assez frais mais rien n'est joué. Un bon coureur peut encore prendre une échappée demain donc il faudra être vigilant. »
Anthony Charteau (Bbox) : "Pour l'instant, l'équipe fait un gros travail à chaque début de col pour défendre le Maillot à Pois. Il y a Voeckler et Arashiro qui roulent pour moi. Cela me gêne un peu car on doit aussi viser les victoires d'étape. J'ai fait un gros effort hier pour rester tranquille aujourd'hui et me réserver pour l'étape de demain où se jouera le maillot."
Igor Gonzalez de Galdeano (directeur sportif d'Euskaltel): « Tout le monde attend Samuel car il est un très bon descendeur. Mais ce n'est pas le seul bon descendeur. Ça dépend aussi de ce qu'il fera au sommet. C'est bien d'avoir les qualités mais s'il se met dans le rouge, ça ne sert à rien. Je ne lui conseillerai pas de faire la descente mais c'est dans son tempérament alors on verra bien. »
"Comme dimanche, on verra deux courses dans la course entre Pamiers etBagnères-de-Luchon, avec des échappés pour la victoire d’étape et lesleaders qui devraient se découvrir dans l’ascension du Port de Balès. Maisles grands descendeurs pourraient tirer leur épingle du jeu dans les 21derniers kilomètres vers Bagnères, je pense notamment à Samuel Sanchez ouà Alberto Contador, plus à l’aise qu’Andy Schleck."
Un ciel bleu, un faible vent, des températures entre 25 et 30 degrés dansla vallée et plus fraîches en altitude : les conditions seront optimalespour les coureurs lundi.
Si le Port de Balès est un col nouveau dans l’histoire du Tour de France,Bagnères-de-Luchon est une habituée de la Grande Boucle. Auparavantbaptisée Luchon, la cité de Haute-Garonne a déjà accueilli 50 fois leTour, dès 1910 pour la découverte des Pyrénées. Lors de la dernièrearrivée en 1998, l’Italien Rodolfo Massi, échappé, avait résisté au retourde Marco Pantani.
23 comme la place du meilleur français au classement général. Elle est occupée par le grimpeur de poche de l'équipe ag2r-La Mondiale John Gadret. Avant l'étape de dimanche, le tricolore le mieux classé était Damien Monier (Cofidis). Le Clermontois était 21e mais a été décroché à mi-ascension, dans le port de Pailhères, et a ensuite concédé 35 minutes à Christophe Riblon (ag2r), vainqueur de l'étape. Le meilleur Français le plus mal classé de l'histoire du Toura été Stéphane Goubert - ancien d'ag2r ! - avec une 27e place finale.
Daniel Navarro (Astana) avait demandé à ce qu'une bouteille de champagne soit débouchée si son leader Alberto Contador s'imposait le jour de son 27e anniversaire, hier à Ax-3 Domaines. Le Madrilène avait d'autres préoccupations et attendra finalement pour la victoire. Les bulles, elles, n'ont pas attendu puisqu'elles ont fini dans les gorges de Navarro, Contador et de leurs coéquipiers.
C’est seulement la deuxième fois que les coureurs du Tour de Francegravissent le Port de Balès. Ancienne piste forestière et pastorale, laroute a été goudronnée en 2006 pour le passage du Tour 2007. Kim Kirchenétait passé en premier position au sommet. Ce lundi, il sera pour lapremière fois abordé par Mauléon-Barousse, son versant le plus difficileavec 19,3 km à 6,1%.
Christophe Riblon, vainqueur dimanche sur les hauteurs d'Ax-les-Thermes, aporté à quatre le nombre de succès d'étape français depuis le départ duTour de France 2010, soit le meilleur bilan depuis 1997 (six succès).
La comédie a assez duré. Après le piètre spectacle offert par les deux favoris du Tour, Alberto Contador et Andy Schleck, les coureurs devront aux spectateurs un bien meilleur spectacle lors de la deuxième étape pyrénéenne. Avant de rêver à une course de mouvement, voici les dernières infos en provencance du village-départ.