

Enfin du spectacle ! On l'espère en tout cas dimanche sur les routes helvétiques. La 15e étape reliera Pontarlier (Doubs) à Verbier (Canton de Valais, Suisse) sur 207.5 kilomètres. La première moitié du parcours sera particulièrement favorable aux baroudeurs avec l'ascension du célèbre col des Mosses, classé en 2e catégorie. Chez les leaders, tout devrait se passer dans l'ascension finale vers Verbier (8,8 kms à 7,5%). Une course de côtes favorable à Contador le puncheur ? Réponse dimanche. A bientôt !
Le rusé Serguei Ivanov (Katioucha) a signé un 2e succès d'étape sur le Tour et le 37e de sa carrière professionnelle en sortant à 10 kilomètres de l'arrivée d'un groupe de 12 coureurs partis au Km 20. Derrière, l'équipe Ag2r a longtemps entretenu le suspense mais a encore conservé le Maillot Jaune de Rinaldo Nocentini pour 5 secondes.
Le Team Saxo Bank, leader depuis la veille du classement par équipes, reste encore en tête avec 34" de mieux qu'Ag2r et 37" d'avance sur Astana.
Tony Martin (Columbia) passera dimanche une 8e journée consécutive en blanc. Andy Schelck (Saxo Bank) reste à 45" et Vincenzo Nibali (Liquigas) à 54".
Franco Pellizotti (Liquigas) reste leader du Grand Prix de la Montagne malgré la présence de deux côtes de 3e catégorie sur le parcours. Le Transalpin compte 3 points d'avance sur Egoi Martinez (Euskaltel) et 34 sur Brice Feillu (Agritubel).
Thor Hushovd (Cervélo) a failli surprendre le train des Columbia sur la droite de la chaussée mais Mark Cavendish (Columbia) a surgi...encore plus à droite pour lui reprendre un point au classement du Maillot Vert. Hushovd reste vert mais ne compte plus que quatre points d'avance sur le Britannique.
Le Mével a senti le bon coup de la journée et réussit la grosse opération du jour. Après un passage moyen des Pyrénées, il est désormais 5e du général à 43" de Nocentini.
Le jury du Grand Prix de la Combativité a attribué le prix du plus combatif au Néerlandais Martijn Maaskant (Garmin). Ce dernier a beaucoup travaillé dans les premiers kilomètres de l'échappée, alors que le peloton chassait.
Le baroudeur de l'équipe Cofidis est le premier Français avec le 5e rang. Côté sprinters, Jérémy Roy (Française des Jeux) finit 9e du sprint du peloton (21e).
Nocentini reste Maillot Jaune pour cinq secondes ! Le peloton a été réglé par Mark Cavendish (Columbia) à 5'36". Il ne manquait pas grand chose à George Hincapie (Columbia).
A deux kilomètres de l'arrivée, les Columbia commencent à emmener le peloton pour le sprint. Le Maillot Vert et le Maillot Jaune restent en jeu.
Nicolas Roche (Ag2r) a attaqué dans le dernier kilomètre et prend la 2e place. Roulston (Cervélo) est 3e, Maaskant (Garmin) 4e.
Deuxième et belle victoire d'étape sur le Tour pour le sextuple champion de Russie, après Aix-les-Bains en 2001.
Le Russe est dans la dernière ligne droite...
Ivanov possède 30" d'avance sur Timmer et Roulston. C'est presque gagné !
Le Néo-Zélandais a un coup de pédale de plus en plus heurté. Timmer n'arrive pas non plus à suivre. Ivanov est sur la voie d'un deuxième succès d'étape sur le Tour, à 3 kilomètres de l'arrivée.
Ivanov fait une belle impression et continue de creuser l'écart. Sous la banderole des cinq derniers kilomètres, le duo Roulston-Timmer est à 24" et les huit qui suivent à 35".
Le Russe est un spécialiste de ce genre d'efforts. Il possède 22" d'avance sur Roulston et Timmer et 30" sur ses autres anciens compères.
Un duo de poursuite semble s'être organisé derrière Ivanov. Hayden Roulston (Cervélo) et Albert Timmer (Skil) s'organisent à 7 kilomètres du terme de l'étape.
Roche est parti et semble avoir un bon coup de pédale. 17" d'avance pour Ivanov.
Les neuf poursuivants ne s'entendent pas. Ivanov a creusé un bel écart.
Le vainqueur de Liège-Bastogne-Liège (Katioucha) a accéléré sur sa selle. Personne n'a réagi. Encore dix kilomètres. Timmer (Skil) tente de revenir.
Le Breton accélère. Hincapie saute dans sa roue. Derrière, ça revient péniblement. Willems (Liquigas), lui, a sauté.
Une bonne bosse et c'est Nicolas Roche (Ag2r) qui attaque. Là encore, le punch manque. Le reste du groupe revient. Il reste 11 kilomètres.
Le prometteur coureur de classique est sorti sur la droite de la route. Le Néerlandais n'a pas réussi à faire le trou.
Personne n'a encore attaqué dans le groupe de tête. Les choses pourraient prochainement se décanter...
Le champion de Belgique ne quitte pas la guigne qui le suivait avant même le départ du Tour. Il vient d'être victime d'un incident mécanique et va rentrer seul sur le peloton.
A 17 kilomètres de l'arrivée, douze hommes, dont deux Français Christophe Le Mével (Française des Jeux) et Sébastien Minard, possèdent 6'45" d'avance sur le peloton après avoir compté un avantage maximal de 8'45" à un peu plus de 60 kilomètres de l'arrivée. L'échappée s'est constituée au Km 20.
Voici les vingt dernières bornes pour les hommes de tête qui sont devant depuis le kilomètre 20. 6'30" d'avance sur le peloton. Hincapie est toujours virtuellement Maillot Jaune.
Depuis quelques kilomètres, il semble que le fils du glorieux Stephen Roche et le baroudeur de la Lampre aient du mal à suivre le rythme.
Arrivé telle une bombe en battant Erik Zabel au sprint lors des Championnats d'Allemagne 2005, Gerald Ciolek a été annoncé alors comme le futur crack du sprint. Mais Petacchi, Hushovd ou encore McEwen sont encore restés au sommet et le coureur allemand évolue désormais dans l'ombre de Cavendish, Boonen ou encore Haussler. L'année passée, il était le poisson-pilote de trop pour Cavendish et s'est engagé avec Milram. Depuis le début de la saison, un seul succès, le Trophée Calvia.
Si les Ag2r roulent, les Astana ne sont jamais loin pour relayer. Contador est protégé par sa garde rapprochée Paulinho-Zubeldia.
Les Ag2r continuent de rouler et passent sur la ligne du sprint à 7 minutes très exactement.
Le New-Yorkais profite d'uin raidard pour attaquer à environ 35 kilomètres de l'arrivée. Le reste du groupe revient.
Roulston (6 pts), Minard (4 pts), Bennati (2 pts).
Les échappés sont à moins d'un kilomètre du dernier sprint de la journée situé à Baume-les-Dames (Km 161.5).
Les coureurs de Vincent Lavenu comptent leurs coups de pédale. Hubert Dupont s'est posté à l'avant du peloton et a accéléré de manière significative. Dernier écart: 7'50".
Ils sont deux devant. Sébastien Minard (Cofidis) et Christophe Le Mével. Minard le Picard, puisqu'il est originaire de Senlis, est l'équipier modèle et bien utile notamment lors des classiques. Il compte un seul succès professionnel, le Tour de l'Oise 2004.
Moins de 50 kilomètres à couvrir encore dans cette 14e étape. L'écart se subtilise au tour de 8'20" et on les douze de tête continuent de se relayer régulièrement.
Les talents ne manquent pas dans l'échappée. Parmi eux, le vainqueur surprise de la dernière édition de l'Amstel Gold Race Serguei Ivanov. L'ancien capitaine de route de l'équipe Telekom possède un CV éloquent de succès avec deux victoires d'étape au Tour de l'Avenir (1995), six titres de Champion de Russie (1998, 1999, 2000, 2005, 2008 et 2009), le Tour de Pologne (1998), le Grand Prix E3 (2000), une étape du Tour de Suisse (2001) et enfin une étape du Tour 2001 à Aix-les-Bains.
Conformément aux prévisions, le soleil est de retour dans le final de l'étape. Le ciel reste légèrement couvert.
Le rouleur suisse de l'équipe Astana donne de sa personne en tête de peloton. A 57 kilomètres de l'arrivée, l'écart descend à 8'18".
8'45" en faveur des douze hommes de tête. Il reste encore un peu plus de 60 kilomètres à couvrir dans cet étape. La victoire semble promise pour l'un d'entre eux.
Après un potentiel entrevu il y a quatre ans sur les routes du Giro par une victoire d'étape, Christophe Le Mével semble avoir atteint cette saison la maturité. Dixième du dernier Dauphiné et de Paris-Nice, le Breton a pourtant déçu en finissant l'étape d'Arcalis à une minute des favoris. Cette échappée va lui permettre de se refaire une santé.
Douze hommes dont George Hincapie (Columbia), Christophe Le Mével (Française des Jeux) et Sébastien Minard (Cofidis), sont en tête depuis le Km 20. Ils comptent 7'50" d'avance sur le peloton à 70 kilomètres de l'arrivée.
Un dilemme pour les directeurs sportifs de l'équipe Columbia. Rouler pour jouer le Maillot Vert ou laisser le Maillot Jaune et une hypothétique victoire d'étape à Hincapie ?
On se rapproche de l'arrivée mais l'écart, lui, augmente. 8'08 d'avance alors qu'il reste 79 kilomètres.
Une spectatrice est décédée des suites d'un accident qui eût lieu à hauteur de Wittelsheim (Km 39.5). Elle avait été percutée par un motard de la Garde Républicaine. Deux autres personnes avaient été blessées.
La formation kazakhe est toujours en tête d'un peloton qui possède désormais 7' de retard. Hincapie est toujours Maillot Jaune virtuel.
Le Tour de France prend la direction de l'ouest et fonce sur Besançon, le long de la vallée du Doubs. L'écart pour les 13 hommes de tête monte à 6'25".
Minard (4 pts), Ciolek (3 pts), Willems (2 pts), Maaskant (1 pt).
Les échappés sont à Blamont. Quelques kilomètres plus tôt, le peloton passait dans le fief de la famille Peugeot à Vandoncourt. Les Peugeot sont liés à la localité depuis le XVe siècle tout comme la marque qui s'est imposée sur les routes du Tour, tant sur le plan technique que sur le plan sportif, jusqu'à la fin des années 80.
L'écart repart à la hausse. Au km 109, il atteint au maximum de 6'10". C'est l'écart le plus important constaté jusqu'à présent.
On passe d'un vent du sud à un vent d'ouest mais le peloton le prend toujours de face.
Il reste une dizaine de kilomètres avant l'ascension de la deuxième difficulté du jour, la côte de Blamont (3e cat.). Cette dernière est longue de 2,9kms à 4,9% de moyenne.
Deux adolescents actuellement sont recherchés par la police de Colmar dans l'affaire des coups de feu tirés sur la route du Tour. Cette piste avait été privilégiée plus tôt dans la journée par le Procureur de la République de Colmar Pascal Schulz. Julian Dean (Garmin) et Oscar Freire auraient donc reçu des plombs tirés d'un faux-pistolet, vendredi dans le col du Bannstein.
Après s'être arrêté pour saluer sa petite famille, Moreau est reparti prendre un bain de foule. Le Tour va bientôt quitter le Territoire de Belfort pour entrer dans le Doubs et ne plus le quitter.
Willems (4 pts), Timmer (3 pts), Ivanov (2 pts) et Ciolek (1 pt).
Pas de bagarre pour le Maillot à Pois aujourd'hui. Trop peu de points à distribuer puisque deux côtes de 3e catégorie sont à escalader. La première est grimpée actuellement. Jusqu'à Lebetain, la montée est longue de 2,4kms à 4,4% de moyenne.
Les échappés se restaurent tout en gardant 5'25" d'avance sur le peloton. Il reste 110 kilomètres.
Le routier-sprinteur de l'équipe BBox Bouygues Telecom a subi un incident mécanique dans un faux-plat montant et a été rapidement dépanné.
Les échappés s'approchent du ravitaillement situé à Delle (Km 87). La localité est notamment chère à Raymond Forni, ancien président de l'Assemblée Nationale, Jacques Santini, ex-entraîneur de Lyon et ex-sélectionneur de l'équipe de France, ou encore au recordman du monde du sprint en petit bassin Amaury Leveaux.
Le Belfortain fait le beau à domicile et prend de l'avance sur le peloton. Le public semble pourtant modérément s'enthousiasmer à son passage.
Après un début de saison honorable, Daniele Bennati (Liquigas) a pratiquement disparu de la circulation. Il est loin le temps où le Toscan avait remporté deux succès d'étape sur le Tour 2007, dont un de prestige sur les Champs-Elysées.
Le Tour de France entre dans l'un des plus petits départements de France: le Territoire de Belfort, cher à Christophe Moreau. L'écart fluctue entre 5'40" et 6'.
Dernier écart: 5'50". Le peloton roule à allure réduite toujours sous l'impulsion des Astana, en premier lieu Sergio Paulinho et Dimitri Muravyev.
Dernier écart: 5'50". Le peloton roule à allure réduite toujours sous l'impulsion des Astana, en premier lieu Sergio Paulinho et Dimitri Muravyev.
Les coéquipiers d'Alberto Contador et Lance Armstrong ont pris la tête du peloton avec trois coureurs. Les Garmin pointent également le bout de leur nez.
L'Américain est le coureur le mieux placé au général (28e à 5'25") au sein de l'échappée. Il endosse donc virtuellement le Maillot Jaune.
Roulston (6 pts), Le Mével (4 pts), Minard (2 pts).
Toujours énervé, Voigt s'arrête encore une fois pour vérifier sa roue arrière. Il va attendre tranquillement le retour du peloton.
Toujours douze hommes en tête. Le peloton est désormais à 4'15" de la tête au Km 65.
Jens Voigt s'est relevé. Ses douze compères se ne l'ont pas attendu. Voigt passe ses nerfs sur la voiture Mavic qui a mis des longues secondes à le dépanner. Le coureur de la Saxo Bank est à 1'15". Le peloton est à 3'30".
Km 61. 2'40" d'avance sur le peloton. Les 13 hommes de tête devraient donc passer la majeure partie de l'étape à l'avant. Le peloton s'est franchement relevé.
A moins de dix kilomètres du deuxième sprint, treize hommes sont en tête depuis le kilomètre 20. Ils possèdent 2' d'avance sur le peloton.
Le baroudeur allemand a été victime d'un incident mécanique et a perdu beaucoup de temps pour repartir.
On ne peut pas encore dire si la présence de George Hincapie servait de boulet à l'échappée dans la perspective des sprints intermédiaires. En tout cas, le New-Yorkais sera sans doute un bel allié pour le groupe de tête si jamais le peloton venait à se relever. Alors allié ou ennemi ?
L'écart repart à la hausse depuis quelques kilomètres. Il est passé à 55" au Km 52. Le coup de la journée est-il en train de partir ?
Le vent de face n'a pas découragé les coureurs lors de la première heure de course. 49,8 km/h y ont été parcourus.
Le peloton passera aujourd'hui par le Territoire de Belfort, terre natale de Christophe Moreau. Il chevauchera également le Doubs où Sean Kelly y a vécu, lui qui fut découvert par le grand dénicheur de talents qu'était "Le Vicomte" Jean de Gribaldy.
Avec des routiers tels que Voigt, Roulston, Maaskant, Hincapie, Willems et Minard, le peloton va devoir appuyer encore plus sur les pédales pour revenir.
Plus que 23" d'avance pour les hommes à l'avant de la course, qui sont à un peu plus de vingt kilomètres du deuxième sprint intermédiaire de la journée.
On ne sait jamais. Ce genre d'obstacles peut receler quelques surprises. Plus loin, les échappés arriveront à Reiningue où l'on peut admirer l'Abbaye Notre-Dame d'Oelenberg et l'église Saint-Romain, monuments typiques du Moyen-Age (XIe et XIIe siècles).
On roule toujours derrière le groupe de tête. Le peloton reste à une trentaine de secondes au Km 39.
Ciolek (6 pts), Bennati (4 pts), Righi (2 pts).
Les treize hommes de tête sont à moins de trois kilomètres du sprint de Pulversheim (Km 34). Le peloton est à 25".
On avait déjà ce genre de scène par le passé. Quand l'équipe de Jean-René Bernaudeau rate une échappée qui prend forme, elle roule pour revenir. Le peloton n'est plus qu'à 32" au km 26.
Christophe Le Mével (Française des Jeux), Serguei Ivanov (Katioucha), Frederik Willems et Daniele Bennati (Liquigas), Hayden Roulston (Cervélo), Jens Voigt (Saxo Bank), Martijn Maaskant (Garmin), George Hincapie (Columbia), Nicolas Roche (Ag2r), Sébastien Minard (Cofidis), Gerald Ciolek (Milram), Daniele Righi (Lampre-NGC) et Albert Timmer (Skil-Shimano). Le peloton est à 40" au Km 25.
Le groupe est passé à quatorze unités entre temps mais le Britannique s'est relevé. Ils ne sont donc plus que treize au Km 20. Le peloton est à environ 20".
Dix hommes sont sortis du peloton au Km 14. Parmi eux, ni plus ni moins que Mark Cavendish, le leader de la Columbia. Le peloton est à une centaine de mètres.
Julian Dean, poission-pilote de Tyler Farrar (Garmin), explique la tactique qui sera employée par son équipe: « On va voir pour une échappée mais il y en aura qui partira. On va plutôt attendre Cervélo et Columbia qui se battent pour le maillot vert. Pour le sprint, on travaillera pour Farrar. », a-t-il déclaré.
Trois sprints intermédiaires seront au programme dont deux dans les 65 premiers kilomètres. La bagarre pourrait donc faire rage pour le Maillot Vert entre Hushovd et Cavendish, séparés de seulement cinq points.
Vent de face, légère pluie, tout cela ne donne pas envie de passer à l'offensive à une majorité de coureurs. Le peloton est toujours groupé au Km 8.
Colmar a nagé toute la matinée sous la pluie. Cette dernière a pourtant cessé quelques minutes avant le départ. Le ciel restera cependant menaçant dans le premiers tiers de course. Le soleil devrait refaire son apparition par la suite.
Christian Prudhomme vient de baisser son drapeau : le départ réel de la 14e étape du Tour de France est donné. C'est parti pour 199 kilomètres entre Colmar (Haut-Rhin) et Besançon (Doubs). 164 coureurs sont toujours en course.
Les coureurs sortent des cars et prennent la route du Tour. Le départ réel de la course sera donné dans quelques minutes. Merci de nous avoir suivis dans le village-départ. A tout de suite !
Jean-François Bernard, consultant pour lequipe.fr, mise encore sur les baroudeurs ce samedi. « Après une journée fatigante, les équipes de sprinters auront du mal à contrôler sur un terrain quelque peu vallonné. Même si Columbia et Cervélo pourraient cadenasser la course pour les sprints intermédiaires, l'avantage aux échappés et je miserai bien sur un coureur au profil semblable à Christophe Le Mével (Française des Jeux) ».
Egalement touché par des éclats de balle lors de l'incident de vendredi, Julian Dean (Garmin) explique ce qu'il a vécu: « Sur le coup, j'ai cru avoir pris un petit caillou qui m'avait bien éraflé. Plus tard, j'ai eu des échos de ce qui était arrivé à Freire et j'ai fait le rapprochement. Je n'ai pas trop souffert mais je ne veux sourtout pas trop y penser. Sinon, je perdrais ma concentration », a-t-il déclaré.
L'ex-Maillot à Pois Egoi Martinez (Euskaltel) et son coéquipier Igor Anton ont été sanctionnés vendredi soir par le jury des commissaires pour s'être mutuellement poussés. Ils écopent de 20 secondes de pénalité.
Au fur et à mesure que le Tour se rapproche de son dénouement, le car de l'équipe Columbia recueille de plus en plus de soutien. A Colmar, la formation américaine a reçu également celui de quelques supporters allemands frontaliers. Rappelons que l'équipe Columbia s'est bâti sur les ruines de Telekom.
Le directeur sportif de l'équipe Caisse d'Epargne Eusebio Unzue a expliqué le recrutement de l'ex-champion de France Christophe Moreau: « On a fait signé ce grand champion car il est populaire. Il nous aportera également sa grande expérience et sera un de nos piliers, l'année prochaine, sur le Tour de France », a-t-il déclaré.
Si les coureurs de Skil se sont souvent montrés dans les échappées depuis Monaco, ils n'arrivent pas à rivaliser dans la course au maillot: le meilleur d'entre eux, Thierry Hupond est 89e à 53 minutes. Son coéquipier Kenny Van Hummel est d'ailleurs lanterne rouge, à 2h16'33" de Rinaldo Nocentini. Au classement par équipes, la formation néerlandaise est logiquement dernière, à plus de trois heures de Saxo Bank.
L'affaire des coups de feu n'a pas inquiété Vincent Lavenu, manager général de l'équipe Ag2r, persuadé que le Tour reste une fête. Pour la course, le Savoyard reste motivé par le Maillot Jaune: « Nous voulons encore le défendre comme une grande équipe. Cela nous coûte cependant beaucoup d'énergie mais nous gagnons en considération auprès du peloton et du public. Ce sera compliqué d'avoir la victoire d'étape qui était le premier objectif mais le jeu en vaut la chandelle », a-t-il déclaré.
Le peloton reste encore bien fourni avec 164 coureurs. C'est la 4e fois en douze ans que l'on compte autant de coureurs après la 13e journée de course.
Jean-François Pescheux, directeur de la course, a annoncé que la société du Tour avait déposé une plainte à la gendarmerie de Colmar suite aux coups de feux tirés la veille et qui avaient notamment touché Oscar Freire (Rabobank). « On ne peut rien faire contre les quelques fous qui sont sur la route. Le Tour reste une fête populaire et son se doit de rester près du public », a-t-il ensuite déclaré.
Tom Boonen disputera-t-il enfin un sprint massif ? Pas forcément ce samedi, avoue le champion de Belgique: « Il me manque le déclic pour être compétitif dans un sprint. Je promets qu'il faudra compter avec moi pour le sprint des Champs-Elysées ».
A moins d'une heure du départ fictif, très peu de coureurs circulent au village-départ. Il faut dire que la pluie qui sévit au-dessus de Colmar ne les invite pas à pointer le bout de leur casque.
Une question légitime au vu du peu de spectacle déployé par les leaders depuis le départ de Monaco. Le directeur sportif d'Astana, Alain Gallopin, est pourtant certain que Lance Armstrong est dans une forme ascendante. « Si au début du Tour je pouvais avoir des doutes sur une possible performance d'Armstrong, j'en ai de moins en moins au fur et à mesure que les jours passent », a déclaré le Francilien dans les colonnes de l'Equipe.
Lors du dernier passage dans la cité de Franche-Comté, la victoire était revenue à un certain Lance Armstrong. L'Américain avait remporté un contre-la-montre individuel en 2004 et assuré un sixième Tour de France dans son escarcelle.
Depuis 1905, Besançon a déjà accueilli 17 fois le Tour de France et son arrivée a souvent souri aux sprinters tels André Darrigade en 1958, Jean-Pierre Danguillaume en 1977, Jean-Paul Van Poppel en 1988, Olaf Ludwig en 1990 ou encore Jeroen Blijlevens en 1996.
Après 13 étapes, il reste 164 coureurs en course : arrivé hors délai vendredi soir à Colmar, à 45'45" de Heinrich Haussler (Cervélo), le Slovène Simon Spilak (Lampre-NGC) a bénéficié de la clémence du jury, en raison des conditions météo difficiles et de la gêne occasionnée par le public après le passage des gruppettos.
Les premières escapades du Tour de France en montagne avait été organisée avec une arrivée à Besançon : en 1905 et depuis Nancy, le peloton avait gravi le Ballon d'Alsace avant de prendre la route de la ville natale de Victor Hugo. Le Parisien Hippolyte Aucouturier s'y était alors imposé après plus de 10 heures de course !
Déjà présente vendredi après-midi, la pluie s'abat encore par averses sur Colmar et le village-départ. Le peloton devrait néanmoins rouler au sec sur la plus grande partie de l'étape même si les températures restent assez fraîches, entre 16 et 19 degrés. Les coureurs affronteront un vent de face pendant toute la journée, de 20 km/h en plaine jusqu'à 35 km/h sur les hauteurs.
Entre les Vosges et les Alpes, la 14e étape du Tour de France relie Colmar (Bas-Rhin) à Besançon (Doubs) sur 199 kilomètres. Malgré deux côtes de troisième catégorie (Lebetain au Km 90,5, Blamont au Km 111,5), le parcours propose des routes rapides et assez vallonnées.
C'est l'heure ! Bienvenue à toutes et à tous. Voici les dernières infos en provenance du village-départ de Colmar, hôte de la 14e étape du Tour de France.