

Le Tour fait relâche lundi à l'occasion de la première journée de repos. La compétition reprend mardi à l'occasion de la 10e étape, entre Limoges et Isssoudun (194,5 km), un parcours de plaine émaillé de trois côtes de quatrième catégorie. A mardi !
Egoi Martinez (Euskaltel) s'empare de la tête du classement de meilleur grimpeur (78 pts) devant Christophe Kern (Cofidis, 59 pts). Franco Pellizotti (Liquigas) qui est passé en tête des deux sommets du jour, monte sur le podium (55 pts).
Statu quo au classement général par équipe : AG2R devance Astana et Columbia.
Le classement par points ne change pas avec Thor Hushovd (NOR, Cervelo), qui en dépit d'une journée pénible, garde la même avance sur Mark Cavendish (GBR, Columbia) et Gérald Ciolek (ALL, Milram).
Pas de changement au classement du meilleur jeune : Tony Martin (COL) devance Andy Schleck (SAX) de 49" et Vicenzo Nibali (LIQ) de 54".
Statu Quo au classement général où Rinaldo Nocentini (ITA, AG2R La Mondiale) garde le Maillot Jaune et devance toujours Alberto Contador (ESP, Astana) de 6 secondes et Lance Armstrong (USA, Astana) de huit.
Pierrick Fedrigo (BBO) s'impose au sprint devant Pellizotti (LIQ). C'est sa deuxième victoire d'étape sur le Tour après son succès à Gap en 2006. Troisième victoire d'étape française sur ce Tour de France !
Fedrigo est devant, Pellizotti ne prend plus de relais...
... les deux hommes ont 36 secondes d'avance et sont assurés de se disputer la victoire d'étape.
Les deux hommes de tête n'ont pas perdu beaucoup de temps lors des deux derniers kilomètres. 4 km de l'arrivée, les deux hommes ont 40 secondes d'avance alors que le peloton ne roule plus à la même allure en raison des petits virages et des rond-points.
L'arrivée à Lourdes sera jugée avenue Coubertin, à l'extrémité d'une ligne droite finale de 200 mètres et large de 7 mètres.
... d'avance pour Fedrigo et Pellizotti à 7 km de l'arrivée.
Le peloton, dont la vitesse est estimée à 60km/h, vient de passer sous la banderole des dix derniers kilomètres avec un retard d'1'16".
... d'avance pour les échappés à 14 km de l'arrivée. Le peloton roule de plus en plus vite, cela se complique fortement pour les deux hommes de tête.
La Caisse d'Epargne (66% des relais) et Rabobank (34%) restent les deux équipes qui travaillent essentiellement en tête du peloton.
Pierrick Fedrigo a déjà remporté une étape sur le Tour. En 2006, il s'impose à Gap (14e étape). Cette année, il termine 29e au général. Pellizotti en revanche n'a jamais gagné sur la Grande Boucle mais s'est adjugé quatre étapes du Giro.
Fedrigo prend les 6 points du sprint intermédiaire de Lourdes. Pellizotti passe évidemment en 2e position. En tête du peloton, José Ivan Gutierrez prend les deux points restants de la troisième place.
Le duo de tête a 2'30" d'avance sur le peloton à 23 km de l'arrivée. Kern et Hushovd, en difficulté, sont décrochés.
La Rabobank a succédé à la Caisse d'Epargne pour donner le tempo en tête du peloton... et permettre à Oscar Freire de jouer la victoire d'étape au sprint.
Fedrigo passe en tête (6 points) au sprint de Lau-Balagnas. Pellizotti prend les 4 points de la 2e place. Garate (3e) s'adjuge les deux petits points suivants.
L'accélération du peloton porte ses fruits : les poursuivants sont repris à 39 km de l'arrivée.
A 40 km de l'arrivée, le duo de tête compte 3'49" sur les sept poursuivants et 4'28" sur le peloton.
Après le Team Columba, c'est l'équipe de la Caisse d'Epargne qui sonne la charge en tête du peloton.
Le Néerlandais, tombé dans la descente du Tourmalet, est repris par le peloton.
Les deux hommes de têtes, Franco Pellizotti (ITA, LIQ) et Pierrick Fedrigo (FRA, BBO), ont atteint les 100 km dans cette 9e étape. Selon une source de France Télévision, ils ont par ailleurs effectué l'ascension du Tourmalet en 53'18" alors que le groupe Maillot Jaune a grimpé le dernier col des Pyrénées en 54'05".
Chute du Néerlandais Laurens Ten Dam (RAB), qui appartient au groupe des poursuivants, dans la descente. Les coudes écorchés et son maillot déchiré, le coureur de la Rabobank parvient malgré tout à se remettre en selle.
Pellizotti franchit le sommet du Tourmalet en première position (35 pts) devant Pierrick Fedrigo. A 2'49", Garate prend la 3e place devant Voeckler et Moncoutié.
Maxime Bouet, en difficulté, a été lâché par les poursuivants.
... le duo de tête compte 3'05" sur les poursuivants (qui ont repris Voigt) et 4'48" sur le groupe Maillot Jaune.
... le Tour de France avait comme souvent emprunté les pentes du Tourmalet. Le Marseillais Rémi Di Gregorio était passé au sommet seul en tête.
Le duo de tête se rapproche du sommet et compte 2'25" d'avance sur Voigt, 3'08" sur les poursuivants et 4'37" sur le groupe Maillot Jaune.
Fedrigo a pris 51 % des relais lors des dix dernières minutes, Pellizotti 49% lors des dix dernières minutes.
Maxime Bouet intègre le groupe des poursuivants désormais composé de neuf hommes.
Maxime Bouet (AGR) effectue son ascension en solitaire. Ses efforts pourraient payer, le natif de Belley a les huit poursuivants en ligne de mire.
Le duo de tête, à 7 km du sommet, compte 20" d'avance sur Voigt, 2'54" sur les poursuivants et 4'30" sur le groupe du Maillot Jaune et des favoris.
Goubert, Efimkin et Duque sont lâchés le groupe des poursuivants.
L'Italien place une attaque. Fedrigo parvient à prendre sa roue mais pas Voigt qui perd rapidement du terrain.
Parmi les poursuivants, un coureur peut inquiéter les favoris s'il venait à grappiller du temps : il s'agit de Vladimir Efimkin (AG2R La Mondiale). Le Russe est 15e au général, à seulement 2'45" de Nocentini.
Le Col du Tourmalet est le col routier le plus élevé entièrement situé en France (2215 m). Situé dans les Hautes-Pyrénées, il fait la jonction entre les hautes vallées de l'Adour à l'Est et du gave de Pau à l'Ouest. Le Tour de France emprunte sa route pour la 75e fois, ce qui en fait le col le plus visité de l'histoire de la Grande Boucle.
Les hommes de tête se ravitaillent à Sainte-Marie-de-Campan (km 41,5). C'est le moment de prendre des forces avant d'entamer la montée du myhique Tourmalet...
L'année dernière, le coureur qui avait franchi le Col d'Aspin en tête se nommait Ricardo Ricco. Le "Cobra", vainqueur de deux étapes sur le Tour 2008, en avait été exclu pour dopage.
Thomas Voeckler (BBO) a profité de la descente pour se joindre aux poursuivants.
Le trio de tête compte 2'51" sur les poursuivants et 3'44" sur le peloton.
Pellizotti (LIQ) est passé en tête du col d'Aspin (15 pts) devant Fedrigo (BBO) (13 pts) et Voigt (SAX) (11 pts). Duque, intercalé, prend la 4e place. Puis viennent Martinez et Moncoutié.
Garate (RAB), Moncoutié (COF) et Efimkin (ALM) ont rejoint le groupe des poursuivants.
Le porteur du Maillot Vert est en grosse difficulté en queue de peloton. Dans son sillage, Fabian Cancellara, vainqueur de la première étape et porteur du Maillot Jaune pendant près d'une semaine, n'est pas plus en forme.
Le Colombien Leonardo Duque (COF) ne peut suivre le rythme de ses trois compagnons d'échappée.
Ils sont désormais sept en chasse derrière les hommes de tête : Paulinho (AST), Ten Dam (RAB), Martinez (EUS), Txurruka (EUS), Goubert (ALM), Karpets(KAT) et Van den Broeck (SIL).
Alors qu'ils se trouvent à cinq kilomètres du sommet, les hommes de tête poursuivent leur ascension sur un rythme régulier. Mais leur avance diminue du fait de l'accélération d'un groupe de huit poursuivants.
Le peloton est particulièrement étiré. Certains coureurs, à l'image de Devolder et Voeckler, sont en difficulté et traînent en queue de peloton.
L'échappée fonctionne toujours aussi bien. Les quatre hommes travaillent équitablement, chacun prenant sa part de relais.
Situé dans le département des Hautes-Pyrénées, le Col d'Aspin (1489 m) fait la jonction entre la vallée de Campan et la Vallée d'Aure. Sa pente, depuis Arreau, indique un pourcentage de 6,5% sur 12 km. C'est la 69e fois que le Tour de France par à l'assaut de ce sommet pyrénéen.
Les échappés, qui se sont lancés dans l'ascension du Col d'Aspin, ont cinq minutes d'avance au km 50.
Les quatre compagnons d'échappée ont effectué 48,4 km lors de la première heure de course.
Le peloton laisse un peu de marge aux hommes de tête. Il n'a pas de raison pour l'instant de trembler, Jens Voigt, l'homme le plus dangereux aux avant-postes est 70e au général à ... plus de 23 minutes de Nocentini.
... pour les hommes de tête au km 47.
Les quatre hommes de tête collaborent, pour preuve les pourcentages de relais pris par chacun lors des dix dernières minutes : Fedrigo (28%), Duque (26%), Voigt (25%), Pellizotti (21%).
Duque (6 points) remporte le sprint de Sarrancolin devant Fedrigo (4 points) et Voigt (2 points).
... d'avance (1'15") pour les échappés au km 35. Ces derniers semblent profiter de la pause de nombreux coureurs du peloton désireux de se soulager d'un besoin pressant.
L'Allemand d'Astana s'est approché de la voiture de son directeur sportif pour changer d'oreillette.
Au km 32, le quatuor de tête compte 47 secondes d'avance.
Lance Armstrong réveille le peloton en tentant de s'échapper. Nocentini, le Maillot Jaune, prend immédiatement sa roue et les deux hommes stoppent leur effort.
Le groupe de tête s'est brisé. Il n'y a plus que quatre hommes aux avant-postes : Voigt (SAX), Pellizotti (LIQ), Fedrigo (BBO) et Duque (COF).
... pour Egoi Martinez (Euskaltel) qui repart dans la foulée.
Franco Pellizotti (LIQ) rejoint le groupe de tête désormais composé de treize coureurs et qui compte onze secondes d'avance sur le peloton, mené par les Liquigas.
Les Astana qui n'ont pas d'homme dans l'échappée donnent le tempo du peloton. L'écart diminue.
Jens Voigt, Henrich Haussler, Danny Pate, Christophe Riblon, Benoît Vaugrenard, Leonardo Duque, Daniele Righi, Stijn Devolder, Pierrick Fedrigo, Stéphane Augé, Simon Geschke et Markus Fothen.
Douze coureurs se sont échappés et comptent quelques longueurs d'avance.
Deux difficultés majeures sont au programme de cette troisième étape pyrénéenne, entre Saint-Gaudens et Tarbes (160,5 km) : les ascensions du Col d'Aspin (1ère catégorie) et du Col du Tourmalet (Hors catégorie). Trois sprints intermédiaires seront disputés.
Le directeur de la course vient de donner le départ réel de la 9e étape du Tour de France.
Le départ fictif de la 9e étape vient d'être donné, rue des Compagnons du Tour de France, et le village de départ de Saint-Gaudens va pouvoir « fermer » ses portes. Bonne étape à toutes et à tous !
« J'ai eu une journée difficile hier (il était 11e du classement général au départ de la 8e étape, il est désormais 51e). Pour l'instant, je n'ai pas prévu de partir à l'attaque aujourd'hui mais j'attends de voir quelles seront mes sensations sur le vélo. Honnêtement, je préfèrerais m'illustrer sur l'étape du 14 juillet ! »
La formation Liquigas a annoncé samedi un nouveau partenariat pour la saison prochaine : la formation s'appelera désormais Liquigas-Diomo. D'après le nom du leader russe du meuble.
« Mon objectif est d'attendre la journée de repos pour me refaire. Je ressens encore les stygmates de mes deux chutes mais je me dis qu'il y a encore de belles étapes dans les deux semaines restantes ! Aujourd'hui, j'espère voir David Moncoutié et Christophe Kern devants. »
Le président de la fédération française de Tennis, l'ancien rugbyman Jean Gachassin, est présent au village de départ. Également à Saint-Gaudens, André Santini, dépûté-maire d'Issy-les-Moulineaux, beaucoup plus libre depuis le remaniement gouvernemental décidé courant juin par le président de la République, Nicolas Sarkozy.
Le leader des Silence-Lotto est arrivé à pied de son hôtel, entouré par un garde du corps. « Les jambes sont dures après mon attaque d'hier ! C'était une initiative un peu insensée mais je voulais essayé. Pour aujourd'hui, je ne sais si j'ai envie de prendre autant de risques. »
« À titre personnel, ce Tour est réellement à l'image de ma saison : au moment où j'ai de bonnes sensations, le sort s'en mêle. Ma dernière chute à Barcelone m'a un peu coupé dans mon élan ! Aujourd'hui, je vais essayer d'aider Rinaldo (Nocentini). Il faudra d'abord contrôler l'échappée avant de limiter les dégâts dans le Tourmalet si on souhaite garder le maillot. »
Le directeur sportif d'Astana s'attend à ce que son équipe doive supporter la responsabilité de la course : « Dimanche devrait ressembler à l'étape de samedi, estime-t-il. Le poids de la course sera sur nos épaules. J'espère que la formation AG2R travaillera plus mais je ne pense pas qu'il y aura beaucoup de changements au classement général. »
Le Tourmalet est le col le plus souvent franchi dans le Tour (75 fois). Il s'étire, par ce côté, sur 17,1 kilomètres (à 7,4 %). Son ascension conduit à l'altitude de 2115 mètres, sous le Pic du Midi. À Luz-Saint-Sauveur, au bas de la descente, il reste encore 52,5 km, en passant par Lourdes, la ville mariale, pour rejoindre Tarbes.
« Le Maillot Jaune soude le groupe et lui a donné une nouvelle dynamique. Nous avons bon espoir de le garder pendant encore quelques jours et nous pouvons pour cela compter sur Astana qui n'a pas trop envie de l'avoir trop tôt. Quant à Rinaldo (Nocentini), il n'est pas un habitué des courses de trois semaines et va être un peu dans l'inconnu au moment des étapes Alpestres. »
En plus de son maillot jaune, Rinaldo Nocentini, la formation française va arborer aujourd'hui le dossard jaune après avoir pris hier la tête du classement par équipe devant Astana (pour trois secondes) grâce notamment à l'attaque de l'Italien vendredi et de la longue échappée de Vladimir Efimkin, quatrième hier.
Jean-François Bernard nous livre ses impressions sur cette 9e étape : « Malgré le Tourmalet, c'est une étape pour les baroudeurs qui devrait, comme hier, partir très tôt. Mon scénario idéal ? Que certains favoris attaquent dans le Tourmalet pour essayer de mettre Astana en difficulté et tenter d'éliminer un des ses 4 leaders. »
Le tenant du titre de l'épreuve, Carlos Sastre, a reçu la visite de sa famille samedi. « Ils sont venus pour s'occuper de moi, explique le coureur Cervélo. Cela fait du bien de recevoir ses proches quand on est parti. »
À partir d'Arreau, la route monte sur 12,3 kilomètres (à 6,4 %) pour rejoindre le sommet du col d'Aspin et descendre vers Sainte-Marie-de-Campan. C'est dans ce village que Eugène Christophe répara sa fourche cassée en 1913 après avoir marché une quinzaine de kilomètres dans la descente du Tourmalet.
La formation Euskaltel Euskadi est arrivée la première au village de départ, suivie de près par les Rabobank et Silence-Lotto, dont les hôtels sont situés tout proches de la ligne de départ.
A l'issue de la septième étape, vendredi soir, Lance Armstrong a retrouvé pendant la soirée les parents de Fabio Casartelli, décédé après une chute lors du Tour 1995. « C'est une deuxième famille », a commenté Armstrong.
Les coureurs vont sans doute vivre une journée difficile pour leur organisme ! En effet, alors qu'il fait déjà 24° au village de départ de Saint-Gaudens et que le ciel est totalement bleu, l'étape du jour est annoncée chaude avec une trentaine de degrés prévus pour l'après midi.
Tarbes, qui compte 48.000 habitants, est habituée à recevoir la Grande Boucle pour des départs d'étape, dont la dernière fois en 2006. Néanmoins, la préfecture des Hautes-Pyrénées n'avait plus eu d'arrivée depuis 1951.
Le Tourmalet domine donc cette 9e étape sur un parcours de 160,5 kilomètres entre Saint-Gaudens et Tarbes. Avant d'affronter le géant des Pyrénées, les coureurs devront gravir le col d'Aspin (1re catégorie), déjà franchi à 68 reprises par le Tour et abordé par son versant est.